S’il est élu, Pete Buttigieg ne ramènera pas l’ambassade américaine à Tel Aviv
Rechercher

S’il est élu, Pete Buttigieg ne ramènera pas l’ambassade américaine à Tel Aviv

Le candidat à l'investiture démocrate pour la présidentielle assure qu'il ne reviendra pas sur la décision de Donald Trump de transférer l'ambassade à Jérusalem

Pete Buttigieg, candidat à l'investiture démocrate pour la présidentielle et maire de South Bend dans l'Indiana s'exprime au Dîner du Hall of Fame du parti démocrate de l'Iowa, le 9 juin 2019 à Cedar Rapids, Iowa. (Scott Olson/Getty Images/AFP)
Pete Buttigieg, candidat à l'investiture démocrate pour la présidentielle et maire de South Bend dans l'Indiana s'exprime au Dîner du Hall of Fame du parti démocrate de l'Iowa, le 9 juin 2019 à Cedar Rapids, Iowa. (Scott Olson/Getty Images/AFP)

Le candidat à la présidence américaine Pete Buttigieg a déclaré dimanche qu’il ne déplacerait pas de nouveau l’ambassade du pays vers Tel Aviv depuis Jérusalem.

« Je pense que ce qui est fait est fait », a déclaré Pete Buttigieg, le maire démocrate de South Bend, dans l’Indiana, dans un entretien accordé à Axios sur HBO.

« Ecoutez, nous avons besoin d’une stratégie globale pour le Moyen-Orient. Je ne vois pas ce que nous gagnerions à déplacer l’ambassade à Tel Aviv », a-t-il ecpliqué

Le président Donald Trump a-t-il pris la bonne décision en déplaçant l’ambassade l’année dernière ? Buttigieg a suggéré que Trump aurait dû proposer cette décision en récompense d’un progrès israélien dans le processus de paix.

« Si vous allez donner à quelqu’un quelque chose qu’il veut depuis longtemps dans le contexte d’un donné pour un rendu, même avec un allié proche comme Israël… on ne fait pas cela sans une forme de concession. Au lieu de cela, nous avons vu le gouvernement israélien continuer à agir de manière qui nuit à la paix. Et je pense donc que cela va aussi à l’encontre des intérêts américains. »

Le Secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo, à gauche, et l’ambassadeur américain en Israël Israel David Friedman, près de la plaque posée à l’ambassade américaine de Jérusalem, le 21 mars 2019 (Crédit : (Jim Young/Pool/AFP)

C’est tout aussi vrai, a-t-il dit, en ce qui concerne la reconnaissance de la souveraineté israélienne dans le plateau du Golan par l’Administration Trump.

« Les revendications israéliennes dans le Golan ne sont pas quelque chose qu’il faut ignorer. Elles sont liées à des intérêts légitimes de sécurité », a déclaré Pete Buttigieg. Mais la reconnaissance américaine, a-t-il dit, « a été donnée » et « c’est probablement pire, pour la raison précise qu’elle a une influence sur la politique intérieure israélienne, ce qui devrait être la dernière raison qui devrait motiver la politique étrangère des Etats-Unis ».

Interrogé sur le « droit au retour » des Palestiniens vers les maisons en Israël qu’eux ou les générations précédentes ont quittées à la fin des années 1940 – une demande de longue date des Palestiniens qui signerait la fin d’Israël en tant qu’Etat juif – Buttigieg est resté vague et a déclaré : « je pense que cette question peut être traitée dans le contexte d’une paix négociée ».

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...