Israël en guerre - Jour 237

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Smotrich et Ben Gvir fulminent suite au retrait des troupes de Khan Younès et à l’idée d’une trêve

Si les ministres d’extrême-droite quittent la coalition, Lapid se dit prêt à soutenir Netanyahu ; le ministre des Finances a convoqué son parti pour une consultation "urgente"

Le dirigeant d’Otzma Yehudit, Itamar Ben Gvir, à gauche, s’entretenant avec le chef de HaTzionout HaDatit Bezalel Smotrich, à la Knesset, le 29 décembre 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le dirigeant d’Otzma Yehudit, Itamar Ben Gvir, à gauche, s’entretenant avec le chef de HaTzionout HaDatit Bezalel Smotrich, à la Knesset, le 29 décembre 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le flanc d’extrême-droite du gouvernement a indiqué lundi qu’il ne plus soutenir le Premier ministre Benjamin Netanyahu en raison du retrait de l’armée israélienne du sud de la bande de Gaza.

Alors que certains diplomates exprimaient un optimisme prudent quant à la possibilité que les négociations du Caire aboutissent à un échange de prisonniers palestiniens incarcérés pour atteinte à la sécurité en Israël et à une trêve entre Israël et le groupe terroriste palestinien du Hamas, le ministre des Finances Bezalel Smotrich a convoqué son parti d’extrême-droite, HaTzionout HaDatit, pour une consultation « urgente » sur l’état de la guerre.

Smotrich a également écrit une lettre pleine de colère à Netanyahu, dans laquelle il accuse le Premier ministre de céder à la pression internationale et de contourner le cabinet sur des points cruciaux tels que le retrait de Khan Younès.

L’allié politique de Smotrich à l’extrême-droite, le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, a été encore plus explicite, menaçant sur X que « si le Premier ministre décide de mettre fin à la guerre sans une opération substantielle sur Rafah pour vaincre le Hamas, il n’aura pas de mandat pour continuer à être Premier ministre ».

Rafah, à l’extrémité sud de Gaza, abrite quatre bataillons du Hamas ainsi que plus d’un million de civils évacués d’autres parties de la bande de Gaza. On pense également que c’est là que sont cachés les dirigeants du groupe terroriste palestinien, peut-être même accompagnés d’otages israéliens. Les projets d’incursion dans cette zone ont suscité une vive opposition internationale.

Le chef de l’opposition, Yaïr Lapid, chef du parti centriste Yesh Atid, a déclaré qu’il soutiendrait le Premier ministre si ses partenaires d’extrême-droite mettaient leur menace à exécution.

Le leader de Yesh Atid, le député Yaïr Lapid, s’adressant à ses partisans après avoir conservé la direction du parti lors des élections, à Tel Aviv, le 28 mars 2024. (Crédit : Flash90)

Sur X, Lapid a indiqué qu’il « rappelait au Premier ministre et à ses partenaires messianiques » que Yesh Atid apporterait, « à tout moment », son soutien à un accord sur les otages, notant que son parti détient plus de sièges à la Knesset que les membres d’extrême-droite du gouvernement de Netanyahu.

« Il est temps de les ramener à la maison ! Maintenant ! », a écrit Lapid. « Vingt-quatre doigts, c’est beaucoup plus que ce qu’ont Ben Gvir et Smotrich », a-t-il ajouté, faisant référence au nombre de sièges que son parti détient à la Knesset, qui est plus élevé que les quatorze sièges de Ben Gvir et Smotrich combinés, sur les soixante-douze que compte actuellement la coalition de Netanyahu. Le Premier ministre a besoin de soixante et un sièges, soit un peu plus de la moitié des 120 sièges de la Knesset, pour pouvoir gouverner.

Les deux ministres d’extrême-droite ont été mis à l’écart au début de la guerre, lorsque le principal rival de Netanyahu pour le poste de Premier ministre, Benny Gantz, a rejoint le gouvernement avec son parti centriste, HaMahane HaMamlahti. À l’époque, Netanyahu a accepté la demande de Gantz, qui souhaitait qu’un cabinet restreint, excluant les deux fers de lance de la droite, soit mis en place pour guider la guerre.

Lundi, Smotrich a écrit au Premier ministre pour lui demander de convoquer le cabinet élargi afin de discuter du retrait de l’armée de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza.

Des troupes de la Brigade Commando opérant dans le quartier d’al-Amal, à Khan Younès, sur une photo publiée le 28 mars 2024. (Crédit : Armée israélienne)

« L’unique instance habilitée à prendre des décisions importantes en temps de guerre est le cabinet [de sécurité] au complet, mais malheureusement ce n’est pas ainsi que les choses se passent », a écrit Smotrich.

« Nous constatons que des décisions sont prises au sein du cabinet [de guerre] restreint sans approbation, sans mise à jour du cabinet au complet, sous la pression internationale qui nuit à l’élan de la guerre et à nos intérêts en matière de sécurité », a-t-il regretté.

Smotrich et Ben Gvir se sont tous deux constamment opposés à la levée de la pression militaire sur Gaza. Passant outre les critiques acerbes des membres du cabinet, Ben Gvir a voté contre un accord conclu en novembre qui garantissait la libération de 105 otages en échange de 240 prisonniers palestiniens incarcérés pour atteinte à la sécurité en Israël et d’une trêve d’une semaine.

Smotrich, qui s’était initialement opposé à l’accord, est revenu sur sa position après avoir été convaincu que « le rapatriement des otages ferait avancer les objectifs de la guerre ».

Smotrich et Ben Gvir placent Netanyahu dans une situation politique délicate, étant donné le statut de paria du Premier ministre auprès de la quasi-totalité des partis politiques situés à gauche de son parti, le Likud, ce qui empêche de facto le Premier ministre de former une coalition sans ces deux ministres d’extrême-droite.

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