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Tamar Zandberg ne se présentera pas aux prochaines élections

L'ancienne présidente du Meretz s'engage à terminer son mandat de ministre de l’Environnement, mais affirme qu'il est temps pour elle de "descendre de la roue politique"

La ministre de l’Environnement, Tamar Zandberg participant à une discussion sur la violence dans la société arabe, le 23 mai 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
La ministre de l’Environnement, Tamar Zandberg participant à une discussion sur la violence dans la société arabe, le 23 mai 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La ministre de l’Environnement Tamar Zandberg a annoncé vendredi qu’elle faisait une pause dans sa carrière politique et qu’elle ne se présenterait pas aux prochaines élections, après neuf ans passés à la Knesset.

Dans un communiqué publié sur Facebook, Tamar Zandberg a annoncé qu’elle continuerait à soutenir son parti de gauche, le Meretz durant la campagne, et à remplir son devoir ministériel jusqu’au bout, mais a précisé que la faction se dirigerait sans elle vers les prochaines élections nationales, les cinquièmes depuis 2019.

« À un moment donné, la roue de la gloire sur laquelle tout politicien s’efforce de rester devient comme un rond-point dans une course qui ne mène nulle part. Il est temps pour moi d’en descendre », a écrit Zandberg.

La députée sortante a affirmé dans son message qu’elle avait « secoué » le ministère de l’Environnement de sa « place marginale au sein du cabinet », le faisant passer de la « défense à l’initiative » en matière de protection de l’environnement, et a également salué le travail du gouvernement avec la communauté arabe d’Israël.

Zandberg a dirigé le Meretz pendant une brève période entre 2018 et 2019 avant d’être évincée par Nitzan Horowitz.

Le ministre de la Santé, Horowitz, a annoncé mardi qu’il se retirait de la direction du parti, mais qu’il se présenterait tout de même pour un siège à la Knesset.

En réponse à la démission de Zandberg, Horowitz a tweeté vendredi qu’il était « désolé d’apprendre » qu’elle ne se présenterait pas aux élections et l’a remerciée pour son travail.

(De gauche à droite) Yossi Beilin, Issawi Frej, Tamar Zandberg et Nitzan Horowitz, membres du Meretz, lors d’une cérémonie à la mémoire du Premier ministre assassiné Yitzhak Rabin, sur la place Rabin à Tel Aviv, le 4 novembre 2021. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

« Tamar Zandberg est une alliée et une excellente ministre. Elle a apporté une énorme contribution à la société israélienne au cours de ses nombreuses années d’activités sociales et environnementales dévouées, ainsi qu’à notre mouvement, le Meretz », a écrit Horowitz.

Zandberg compte parmi les nombreux députés du Meretz à avoir démissionné de leur poste à l’approche des prochaines élections.

Le ministre de la Coopération régionale, Issawi Frej, a annoncé la semaine dernière qu’il démissionnait lui aussi, mettant ainsi un terme à une carrière de 10 ans au sein du parti.

Lors de son annonce, Frej avait recommandé à Zandberg de se présenter à la direction du Meretz estimant qu’elle avait toutes les qualités requises pour le remplacer à la tête du parti.

Frej, connu pour son franc-parler, a également blâmé Horowitz pour son incapacité à garder la députée rebelle Ghaida Rinawie Zoabi dans le droit chemin, affirmant qu’il avait « raté l’examen » du leadership.

La députée Meretz, Ghaida Rinawie Zoabi assistant à une réunion du Comité des finances à la Knesset, à Jérusalem, le 8 juin 2022. (Crédit: Olivier Fitoussi/Flash90)

Rinawie Zoabi avait brièvement quitté la coalition au mois de mai et elle aura ultérieurement aidé à enterrer une loi qui était déterminante pour la survie de la coalition, contribuant ainsi à l’effondrement du gouvernement.

Horowitz avait été critiqué pour ne pas avoir suffisamment examiné la candidature de Rinawie Zoabi avant de lui accorder une place sur la liste du Meretz, la politique prônée par la législatrice arabe ayant été finalement bien plus proche de celle défendue par la Liste arabe unie, encore plus à gauche.

Le dirigeant du Meretz avait aussi été critiqué pour avoir largement ignoré Rinawie Zoabi et les autres membres de la faction, concentrant plutôt très largement ses efforts sur le travail du cabinet et s’impliquant peu dans les affaires parlementaires.

Selon des sondages récents, Meretz n’obtiendrait que quatre sièges aux prochaines élections, contre six en 2021, et certains sondages prévoient qu’il pourrait ne pas dépasser le seuil électoral de 3,25 %.

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