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Texas : Le rabbin de Beth Israel connu pour ses actions en faveur du vivre-ensemble

La fondatrice et ancienne présidente de la synagogue, Anna Salton Eisen, a qualifié les événements survenus samedi de "surréalistes"

Le rabbin Charlie Cytron-Walker, qui a été pris en otage à l'intérieur de la Congrégation Beth Israël à Colleyville, Texas, le 15 janvier 2022. (Crédit : JTA)
Le rabbin Charlie Cytron-Walker, qui a été pris en otage à l'intérieur de la Congrégation Beth Israël à Colleyville, Texas, le 15 janvier 2022. (Crédit : JTA)

Anna Salton Eisen, fondatrice et ancienne présidente de la synagogue, a expliqué que le rabbin de Beth Israel où une prise d’otages a eu lieu, Charlie Cytron-Walker, s’était toujours beaucoup investi dans la construction de liens interconfessionnels au sein de la communauté – invitant des responsables d’autres religions lors d’offices et participant à une marche de la paix communautaire. Elle a qualifié les événements survenus samedi de « surréalistes ».

« C’est à l’opposé de tout ce que nous avons toujours connu. Vous savez, c’est une petite ville et c’est une petite congrégation », a ajouté Eisen. « Indépendamment de la conclusion de cette prise d’otages, il est difficile d’imaginer comment tout cela va nous changer – parce qu’il est sûr que nous allons changer. »

Il y a trois ans et demi, lors de la fusillade meurtrière qui avait eu lieu à la synagogue Tree of Life de Pittsburgh, Cytron-Walker était déjà rabbin de la communauté.

Il avait déclaré lors d’une veillée qui avait eu lieu à Beth Israel après la fusillade :

« Quand j’ai appris la nouvelle de cette attaque meurtrière, au beau milieu de notre office de Shabbat, le sentiment que j’ai eu ne m’était que trop familier. Le vide, la douleur, la colère et l’impuissance. J’ai pleuré la mort de Sikhs et de Musulmans, de Bahais et de chrétiens. J’ai pleuré des enfants, des danseurs, des gens qui se rendaient à un concert, des Afro-Américains, des femmes et des enfants, des agents de police, des membres des premiers secours. J’ai pleuré la disparition de personnes de toutes origines, tuées dans des violences non-nécessaires, insensées, basées sur les préjugés, l’ignorance et la haine. J’ai pleuré tant de Juifs, y compris ces onze mondes qui ont été détruits samedi matin. Mais je ne suis pas seul à avoir pleuré. Nous avons tous pleuré. Nous pleurons tous ».

Les victimes de la fusillade de la synagogue de Pittsburgh, le 27 octobre 2018.(Facebook/Google Maps/JTA Collage)

« Et dans notre deuil – nous regardons ce soir autour de nous, et nous voyons ce rassemblement énorme de nos voisins, un rassemblement si divers (il y a ici approximativement 400 personnes avec 25 leaders communautaires qui se tiennent derrière moi). Tout cet amour, tout ce soutien sont déterminants. Les fleurs, les petits mots, les textes, les courriels et les appels – tout ce qui fait que vous êtes présents – tout cela nous donne la conviction que nous ne sommes pas seuls. Dans l’Histoire juive, à un trop grand nombre d’occasions, nous avons dû affronter la tragédie sans amour, sans soutien. A un trop grand nombre d’occasions, nous avons été seuls après les tragédies, les destructions. Croyez-moi. L’amour et le soutien sont déterminants. Nous devons pouvoir nous attendre à bénéficier de l’amour et du soutien des uns et des autres. Merci de nous aider à traverser ce moment d’obscurité. Merci de rester à nos côtés. Nous sommes ensemble ».

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