TikTok retire une vidéo glorifiant les attentats terroristes palestiniens
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TikTok retire une vidéo glorifiant les attentats terroristes palestiniens

La décision intervient après que Palestinian Media Watch, une ONG israélienne qui suit les médias palestiniens, avait identifié la vidéo mercredi

Une capture d'écran d'un recréation animée d'une attaque palestinienne au couteau postée sur l'application de réseau social TikTok. (Capture d'écran)
Une capture d'écran d'un recréation animée d'une attaque palestinienne au couteau postée sur l'application de réseau social TikTok. (Capture d'écran)

Vendredi, TikTok, une application de partage de vidéos ultra-populaire chez les jeunes, a déclaré qu’elle avait retiré une vidéo représentant des attaques terroristes palestiniennes réelles contre des Israéliens. TikTok a également bloqué le compte associé à la publication.

« Notre Politique explique clairement que nous n’autorisons pas les contenus promouvant le terrorisme, le crime ou d’autres comportements qui peuvent causer des torts », a déclaré TikTok dans un communiqué envoyé au Times of Israël. Nous prenons très au sérieux notre engagement à garder TikTok sûr ».

La décision intervient après que l’ONG Palestinian Media Watch avait identifié mercredi la vidéo. Celle-ci semblait glorifier le meurtre des Juifs et mettait en avant quatre attaques différentes dans des vignettes en image de synthèse accompagnées d’une musique.

PMW, une ONG israélienne qui suit les médias palestiniens, a noté qu’elle avait auparavant « découvert des animations similaires appelant les Palestiniens à assassiner les Israéliens », en soulignant que TikTok était extrêmement populaire auprès des enfants.

« Après que cette vidéo a été rapportée par un membre de notre communauté, notre équipe de modération a examiné le contenu, l’a retiré de notre plateforme, et a bloqué le compte associé », a déclaré TikTok, appelant ses utilisateurs à « continuer à utiliser les outils pour signaler n’importe quel compte, vidéo ou commentaire qui les dérange afin que nous puissions mener une enquête ».

La vidéo présentait des reconstitutions d’une attaque à la voiture-bélier de 2014 dans Jérusalem ayant coûté la vie à Jidan Assad et Shalom Aharon Badani, une attaque au couteau dans la Vieille Ville de Jérusalem ayant causé la mort du rabbin Nehemiah Lavi et d’Aharon Benett, une attaque à l’arme à feu depuis une voiture en marche qui a tué Levana Malichi et le sergent Yosef Kirma, et une attaque au couteau à proximité de la porte de Damas dans laquelle trois policiers ont été blessés.

Israël et les États-Unis critiquent depuis longtemps l’Autorité palestinienne pour avoir développé une culture d’incitation à la haine et pour avoir glorifié les responsables d’attaques terroristes.

Lors de la présentation de son plan de paix israélo-palestinien à la fin du mois dernier, le président américain Donald Trump a déclaré que les Palestiniens doivent mettre un terme à « l’incitation à la haine contre Israël » mais aussi « arrêter les compensations financières aux
terroristes ».

Israël a récemment pris des mesures pour bloquer les fonds que l’Autorité palestinienne utilisait pour verser les salaires aux terroristes condamnés et aux familles de terroristes assassinés.

En août dernier, la commission des Nations unies de lutte contre le racisme a également critiqué les autorités palestiniennes, appelant « l’État de Palestine » à agir contre « les discours et les crimes de haine raciste », dont l’incitation à la violence contre des Israéliens et des Juifs.

Dans un rapport sur les Palestiniens, la commission des Nations unies sur l’Élimination des discriminations raciales (CERD) s’est dite préoccupée par les « discours de haine dans certains médias, particulièrement ceux contrôlés par le Hamas, les réseaux sociaux, les déclarations d’officiels publics, les programmes et manuels scolaires, qui alimentent la haine et peuvent inciter à la violence, en particulier les discours haineux contre des Israéliens, qui alimentent parfois aussi l’antisémitisme ».

Des officiels palestiniens ont nié être impliqués dans l’incitation à la haine, avec un haut dirigeant déclarant au Times of Israel l’année dernière que de nombreuses publications apparemment violentes sur la page Facebook officielle du Fatah étaient purement « symboliques ».

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