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Tomer Lotan quitte son poste quelques heures après l’arrivée de Ben Gvir

Le directeur général du ministère de la Sécurité intérieure ne fera pas partie du nouveau ministère de la Sécurité nationale ; Shlomo Ben Eliyahu devrait le remplacer

Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, arrivant pour une réunion au bureau du Premier ministre, à Jérusalem, le 29 décembre 2022. (Crédit : Ohad Zwigenberg/Pool)
Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, arrivant pour une réunion au bureau du Premier ministre, à Jérusalem, le 29 décembre 2022. (Crédit : Ohad Zwigenberg/Pool)

Le directeur général du ministère de la Sécurité intérieure a quitté son poste avant même la cérémonie de passation de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale nouvellement nommé, Itamar Ben Gvir, a-t-on annoncé vendredi.

Ben Gvir, chef du parti d’extrême-droite Otzma Yehudit, a indiqué sur son compte Twitter qu’il avait rencontré Tomer Lotan et qu’ils avaient « convenu ensemble de mettre fin à son poste ».

Lotan a déclaré dans un communiqué qu’il était « reconnaissant d’avoir eu le privilège de servir à la tête du ministère, malgré sa complexité et ses défis ».

La décision n’était pas surprenante. Lotan était un proche de l’ancien ministre de la Sécurité intérieure, Omer Barlev, du parti Avoda de centre-gauche, et Ben Gvir avait clairement indiqué qu’il ferait appel à l’un de ses alliés pour diriger le ministère élargi.

De plus, Ben Gvir et Lotan se sont publiquement opposés au début du mois lors d’une réunion d’une commission de la Knesset sur l’acquisition par les forces de police d’hélicoptères Black Hawk pour la lutte contre les incendies.

La rapidité avec laquelle Lotan a décidé de quitter le ministère – quelques heures seulement après que le nouveau gouvernement a prêté serment jeudi après-midi – en a surpris plus d’un car elle est survenue avant la cérémonie officielle de passation de pouvoirs de dimanche.

Tomer Lotan, ancien directeur général du ministère de la Sécurité intérieure, assistant à une réunion à la Knesset, à Jérusalem, le 8 novembre 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90/Dossier)

L’ancienne leader d’Avoda, Shelly Yachimovich avait écrit sur Twitter, que Lotan était « une personne de principes qui n’accepterait pas une seconde de travailler avec Ben Gvir ».

Jusqu’à ce qu’un remplaçant soit nommé, le directeur-adjoint du ministère, Eliezer Rosenbaum, assurera l’intérim.

Selon des informations israéliennes, Ben Gvir devrait nommer Shlomo Ben Eliyahu pour occuper le poste de manière permanente.

Ben Eliyahu a déjà dirigé le ministère du Logement et de la Construction, ainsi que l’Autorité foncière israélienne et le département des implantations de l’Agence juive.

Illustration : Shlomo Ben Eliyahu, à gauche, et Uri Ariel alors ministre du Logement et de la Construction, assistant à une réunion à la Knesset, le 27 novembre 2013. (Crédit : Flash90/Dossier)

Dans un accord de coalition conclu avec le Likud du Premier ministre Benjamin Netanyahu, Ben Gvir a obtenu un contrôle sans précédent sur l’application de la loi dans le cadre de son ministère de la Sécurité nationale nouvellement formé.

En élargissant les rôles du ministère de la Sécurité intérieure existant, Ben Gvir s’est octroyé des pouvoirs supplémentaires dans la législation adoptée, et a obtenu une promesse de coalition stupéfiante de se voir confier le contrôle de la police des frontières.

L’accord signifie que Ben Gvir, qui a été condamné à maintes reprises pour avoir soutenu un groupe terroriste juif et pour incitation au racisme, sera à la tête de la force qui mène des opérations sensibles en Cisjordanie, qui est chargée de réprimer les émeutes et les manifestations palestiniennes, et qui est également responsable du maintien de l’ordre lors des manifestations en Israël.

Des agents de la police des frontières en tenue anti-émeute se heurtant à des Palestiniens dans la ville de Hébron, en Cisjordanie, le 12 octobre 2022. (Crédit : Wisam Hashlamoun/Flash90)

Une loi adoptée la semaine dernière, à la demande de Ben Gvir, a donné au leader d’Otzma Yehudit l’autorité nécessaire pour définir la politique générale de la police et établir les « principes d’action généraux ». Il pourra en outre peser sur la politique en matière d’enquêtes, après consultation avec le chef de la police et après avoir entendu l’avis de la Procureure générale.

Le parti ultra-nationaliste a également obtenu l’engagement de faire avancer la loi visant à modifier la responsabilité légale des soldats et du personnel de sécurité pour les actes qu’ils commettent dans l’exercice de leurs fonctions, à instaurer la peine de mort pour les terroristes condamnés, à déchoir certains de leur nationalité et à les expulser, à examiner la possibilité de déclasser les conditions de détention des prisonniers terroristes palestiniens et à interdire le drapeau palestinien dans les institutions financées par l’État et les autorités municipales locales.

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