Tout ce que vous devez savoir sur les personnalités juives nominées aux Oscars
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Tout ce que vous devez savoir sur les personnalités juives nominées aux Oscars

Sacha Baron Cohen, récompensé pour deux films très différents et des courts-métrages israélien et palestinien ont été nominés dans la même catégorie

Sacha Baron Cohen aux 77e Golden Globe Awards à l'hôtel Beverly Hilton, le 5 janvier 2020, à Beverly Hills, Californie. (Jordan Strauss / Invision / AP)
Sacha Baron Cohen aux 77e Golden Globe Awards à l'hôtel Beverly Hilton, le 5 janvier 2020, à Beverly Hills, Californie. (Jordan Strauss / Invision / AP)

JTA — « Mank« ,  le film en noir et blanc de Netflix sur le scénariste juif Herman Mankiewicz, est en tête du palmarès des nominations aux Oscars, alors que cette année, la plupart des Américains ont regardé des films via des services de streaming.

« Mank » a obtenu 10 nominations aux Oscars, dont celle du meilleur film, ce qui représente près de la moitié du total des nominations de Netflix. La société a également obtenu six nominations pour « The Trial of the
Chicago 7 ».

Les nominations d’Amazon sont quant à elles réparties entre le film de Regina King « One Night in Miami » et « Borat Subsequent Moviefilm », l’un des deux films qui ont valu à son créateur Sacha Baron Cohen une nomination aux Oscars.

Voici ce que vous devez savoir sur les principaux nominés juifs. Les prix seront remis lors d’une cérémonie le 25 avril.

“Mank” en tête

Gary Oldman incarne Herman Mankiewicz dans « Mank. » (Capture d’écran YouTube via JTA)

Avec Gary Oldman dans le rôle de Herman Mankiewicz, « Mank » a été retenu pour le meilleur film parmi les nominations. Oldman et sa co-star Amanda Seyfried, ainsi que le réalisateur David Fincher, sont en lice. La musique originale, la cinématographie, les costumes font également partie des nominations.

« Mank » raconte l’histoire de Mankiewicz qui a écrit le film classique « Citizen Kane » et qui a essayé d’obtenir la reconnaissance de son travail après son succès.

Sacha Baron Cohen, récompensé pour deux films très différents

Cohen a été nommé pour son interprétation de l’activiste juif Abbie Hoffman dans « Le procès des 7 de Chicago » et pour le meilleur scénario adapté pour la suite de Borat, « Borat Subsequent Moviefilm ». Maria Bakalova, l’actrice bulgare qui incarne la fille de Borat dans ce dernier film, a reçu le prix de la meilleure actrice de soutien.

Sacha Baron Cohen dans le rôle d’Abbie Hoffman dans « Les 7 de Chicago ». (Crédit : Niko Tavernise/NETFLIX)

Le film « Trial of the Chicago 7 » a obtenu six nominations, dont celle du meilleur scénario original par le scénariste-réalisateur juif Aaron Sorkin.

« Crip Camp » en lice

Le documentaire Netflix, nominé dans la catégorie « meilleur documentaire », raconte l’histoire d’adolescents handicapés qui fréquentent le camp Jened, dans le nord de l’État de New York, pendant l’été 1971. Le film, produit par le président Barack Obama et Michelle Obama, suit un groupe de campeurs et de conseillers qui deviennent des militants du mouvement pour les droits des personnes handicapées, dont la militante juive Judy Heumann.

Après les nominations, Heumann a tweeté : « Que cette année soit la première d’une longue série où les Oscars seront accessibles à toutes les personnes handicapées. »

Des courts-métrages israélien et palestinien nominés

Le court-métrage israélien « White Eye » est en lice dans la catégorie meilleur court-métrage.

Tourné en une seule prise – après de nombreuses répétitions – pendant une nuit dans un quartier sordide de Tel-Aviv, le protagoniste de ce film de 20 minutes est Omer, un Israélien de la classe moyenne à la peau claire. Au début du film, il aperçoit son vélo qui vient d’être volé lors d’une sortie à la plage. Alors qu’il tente de reprendre possession du vélo en sciant son cadenas, Yunes, un immigrant érythréen noir qui fait une pause dans son travail dans une usine d’emballage de viande voisine, aperçoit Omer et affirme que le vélo lui appartient et qu’il l’a acheté pour 250 shekels.

Omer, interprété par l’acteur Daniel Gad, appelle la police et deux agents – dont l’un porte une kippa – découvrent que Yunes (Dawit Tekelaeb) a dépassé la durée de séjour autorisée par son visa. Cela signifie que lui, sa femme et leur enfant risquent d’être expulsés vers leur pays natal ravagé par la guerre.

La scène finale – bouleversante – est basée sur l’expérience personnelle de Shushan.

Dans la même catégorie, le court-métrage palestinien « The Present », réalisé par la cinéaste palestino-britannique Farah Nabulsi, raconte l’histoire de Yusuf (Saleh Bakri) et de sa fille, Yasmine (Mariam Kanj), qui partent acheter un cadeau à leur femme et doivent se frayer un chemin parmi les soldats israéliens et les postes de contrôle militaires.

« Vous pouvez dépeindre les postes de contrôle avec tous les faits et les chiffres – une femme peut accoucher à un poste de contrôle, les gens ne peuvent pas se rendre au travail ou autre. Mais si vous vous tenez à un poste de contrôle, la perception est très différente de celle que donnent les faits et les chiffres. Ce voyage a changé ma vie, il a eu un tel impact sur moi que je suis revenue et j’ai lutté contre ce problème pendant deux ans », explique Nabulsi à propos de l’inspiration qui l’a poussée à réaliser ce film.

La première scène de « The Present » est filmée à un poste de contrôle de Bethléem.

Diane Warren nominée pour la 12e fois pour la meilleure chanson originale

La compositrice juive Diane Warren a été nominée pour « Io sì (Seen) » pour le film du fils de Sophia Loren, « La vie devant soi ». Elle partage cette nomination avec la célèbre chanteuse italienne Laura Pausini ; c’est la seule nomination du film.

Warren a été nominée une douzaine de fois en trente ans, mais n’a jamais remporté de statuette. Cette année pourrait être la bonne : elle a remporté un Golden Globe en février.

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