Trois Franco-Israéliens accusés d’avoir soutiré 11 M € à des ONG françaises
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Trois Franco-Israéliens accusés d’avoir soutiré 11 M € à des ONG françaises

La police a arrêté un trio à Netanya soupçonné d'avoir arnaqué des ONG en demandant des fonds pour libérer des soldats retenus captifs par des terroristes en Syrie ou Mali

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Illustration : des véhicules blindés français à la frontière du Niger, avant d'entrer au Mali., en février 2013. (Crédit : AP/Jerome Delay, Archive)
Illustration : des véhicules blindés français à la frontière du Niger, avant d'entrer au Mali., en février 2013. (Crédit : AP/Jerome Delay, Archive)

Trois Franco-Israéliens ont été arrêtés, soupçonnés d’avoir escroqué des organisations bien intentionnées en France qui ont versé des millions d’euros – pensant qu’ils contribuaient à une rançon destinée à libérer des soldats français détenus par des groupes terroristes.

Au cours des mois écoulés, le groupe aurait extorqué 10 millions d’euros à des ONG françaises en se faisant passer pour des responsables des ministères français de la Défense et des Affaires étrangères, et ont parfois été jusqu’à prétendre qu’ils étaient eux-mêmes ces ministres, a rapporté le site Ynet mardi.

Les suspects ont été arrêtés la semaine dernière à Netanya après une enquête menée conjointement par l’unité anti-criminelle Lahav 433 de la police israélienne et la police française. La police a arrêté les suspects durant une perquisition d’un appartement de la rue King David.

En plus de plusieurs appartements à Netanya, les suspects possédaient un yacht amarré à la marina de la ville. Dans l’un des appartements, la police a trouvé des ordinateurs portables et des documents établissant un lien entre les suspects et l’affaire.

Le siège de Lahav 433, l’unité anti-corruption de la police israélienne, à Lod. Illustration. (Crédit : Flash90)

Le groupe aurait contacté plusieurs organisations qui soutiennent la cause des soldats français, se présentant comme des responsables du gouvernement chargés de faire libérer des soldats retenus captifs par le groupe Etat islamique en Syrie ou par d’autres groupes militants au Mali.

Ils auraient déclaré aux ONG que le gouvernement français voulait payer les kidnappeurs pour obtenir la libération des soldats mais qu’il leur fallait un intermédiaire, sa politique étant de ne pas négocier avec les terroristes.

Au moyen de faux courriels et de documents falsifiés présentant le logo des gouvernements, les escrocs ont convaincu plusieurs organisations de transférer plusieurs millions d’euros sur des comptes étrangers, notamment en Chine, tout en les assurant que le gouvernement les rembourserait dans les plus brefs délais.

La police française a réussi à remonter jusqu’au groupe, dont les opérations sont basées en Israël. En s’associant à leurs confrères israéliens, les escrocs ont pu être arrêtés.

Le suspects, dont la détention a été prolongée à deux reprises, nient ces allégations.

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