Trump aimerait « être celui qui fera la paix entre Israël et les Palestiniens »
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Trump aimerait « être celui qui fera la paix entre Israël et les Palestiniens »

Le gendre juif du président élu, Jared Kushner pourrait jouer un rôle dans les négociations de paix

Donald Trump, qui vient de remporter l'élection présidentielle américaine, avec son gendre Jared Kushner à New York, le 9 novembre 2016. (Crédit : Mandel Ngan/AFP)
Donald Trump, qui vient de remporter l'élection présidentielle américaine, avec son gendre Jared Kushner à New York, le 9 novembre 2016. (Crédit : Mandel Ngan/AFP)

Le président américain élu Donald Trump a déclaré que le rôle de Jared Kushner, son gendre juif, à la Maison Blanche pourrait aller de rien aux négociations de paix entre Israël et les Palestiniens.

Trump a été interrogé mardi pendant une rencontre avec les journalistes du New York Times sur le rôle que Kushner jouerait dans son administration.

« Oh. Peut-être rien. Parce que je ne veux pas que les gens pensent ‘conflit [d’intérêts]’ », a d’abord répondu Trump, avant d’ajouter que « le président des Etats-Unis a le droit d’avoir tous les conflits qu’il veut’, selon la transcription publiée suite à la rencontre.

Trump a rendu hommage à son gendre, déclarant que « Jared est un type très intelligent. C’est un type très bien. Les personnes qui le connaissent, c’est une personne de qualité, et je pense qu’il peut être très utile. »

Le candidat républicain à l'élection présidentielle américaine Donald Trump vote avec son gendre Jared Kushner dans une école publique de New York, le 8 novembre 2016. (Crédit : AFP/Chip Somodevilla/Getty Images)
Le candidat républicain à l’élection présidentielle américaine Donald Trump vote avec son gendre Jared Kushner dans une école publique de New York, le 8 novembre 2016. (Crédit : AFP/Chip Somodevilla/Getty Images)

Trump a poursuivi sur le processus de paix au Moyen Orient. « J’adorerais pouvoir être celui qui fera la paix entre Israël et les Palestiniens. J’adorerais ça, ce serait une si grande réussite. Parce que personne n’a pu le faire », a-t-il déclaré.

Cette remarque a déclenché une question de la journaliste Maggie Haberman au sujet de Kushner, pour savoir s’il pourrait jouer un rôle dans ce processus.

Trump a répondu qu’il « pense qu’il très bon pour cela. Je veux dire, il connaît ça si bien. Il connaît la région, il connaît les personnes, il connaît les joueurs. »

Trump a ajouté que bien que « des personnes très bien » lui aient dit qu’il était « impossible » de faire la paix entre Israël et les Palestiniens, « je ne suis pas d’accord, je pense qu’il est possible de faire la paix. Je pense que les gens sont fatigués d’être abattus, tués. A un moment, quand est-ce qu’ils viennent ? Je pense que nous pouvons faire cela. J’ai des raisons de croire que je peux le faire. »

Jared Kushner et sa femme, Ivanka Trump, au gala de l'Institut de costume, ‘Manus x Machina: Fashion in an Age of Technology’  au Metropolitan Museum of Art à New York, le 2 mai 2016. (Crédit : Mike Coppola/Getty Images for People.com, via JTA)
Jared Kushner et sa femme, Ivanka Trump, au gala de l’Institut de costume, ‘Manus x Machina: Fashion in an Age of Technology’ au Metropolitan Museum of Art à New York, le 2 mai 2016. (Crédit : Mike Coppola/Getty Images for People.com, via JTA)

Kushner, homme d’affaires et investisseur, a été un proche conseiller du magnat de l’immobilier durant la campagne électorale.

Après l’élection de son beau-père, il a demandé à avoir accès aux briefings de sécurité quotidiens de la Maison Blanche, et il était présent lors de la rencontre de Trump avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe le 17 novembre, son premier entretien avec un dirigeant étranger.

La droite israélienne s’était montrée particulièrement satisfaite de la victoire de Donald Trump à l’élection du 8 novembre, y voyant l’annonce d’une reprise ou d’une accélération de l’entreprise d’implantations, et même la fin de l’idée d’un état palestinien indépendant.

L’équipe de Trump avait cependant appelé la droite israélienne à ne pas s’emballer, les collaborateurs du président élu demandant davantage de mesure, avait rapporté le ministre de la Défense Avigdor Liberman.

L’actuel secrétaire d’Etat américain John Kerry a multiplié durant des mois les efforts pour faire avancer les pourparlers de paix entre Israéliens et Palestiniens, mais sans succès. Les discussions directes entre les deux parties sont au point mort depuis deux ans et demi.

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