Trump : le 7 octobre « a été un génocide au plus haut niveau »
Cherchant à apaiser les inquiétudes des familles, un responsable israélien a déclaré que l'évaluation d'Israël n'avait pas changé - 20 des 48 otages seraient toujours en vie

Le président américain Donald Trump a déclaré vendredi que près de 40 des 48 otages restants à Gaza étaient probablement morts, et qu’au lieu d’être en danger, ils « pourraient également être libérés » à la suite des opérations de l’armée israélienne pour prendre le contrôle de Gaza-City.
Trump a inquiété à plusieurs reprises les familles des otages en citant des chiffres contredisant l’évaluation officielle d’Israël, qui estime que vingt otages sont encore en vie. Vendredi, il a répété que « 20 probablement » étaient encore en vie, mais que le chiffre réel « pourrait être » inférieur.
Cherchant à apaiser une nouvelle fois les inquiétudes des familles, un responsable israélien proche du dossier a déclaré que l’évaluation d’Israël n’avait pas changé, selon la chaîne publique Kan.
« Tout autre chiffre avancé, même par le président des États-Unis, est faux et trompeur », a déclaré cette source sous couvert d’anonymat. Les responsables israéliens ont répété à maintes reprises qu’ils ne disposaient d’aucune information nouvelle faisant état de nouveaux décès.
Cette conférence de presse a eu lieu après que l’armée a déclaré, vendredi, qu’elle utiliserait « une force sans précédent » dans Gaza-City et estimé que près de la moitié des quelque 1 million d’habitants de cette ville du nord de l’enclave avaient répondu à l’appel de Tsahal à fuir vers le sud.
Les Nations unies et des groupes humanitaires ont averti que l’opération à Gaza-City risquait d’aggraver la crise humanitaire dans la bande de Gaza. L’armée a également mis en garde contre cette offensive, affirmant qu’elle mettrait davantage en danger les soldats et les otages. Des familles d’otages et d’anciens captifs ont également critiqué cette opération.
Trump on the hostages in Gaza:
Young people don't die. You know they just don't die. They can take a lot.
A lot of people died in these horrible tunnels. They're mostly in the tunnels. pic.twitter.com/dtV9JhuVol
— DD Geopolitics (@DD_Geopolitics) September 19, 2025
S’adressant à la presse dans le Bureau ovale avant de signer deux décrets vendredi, Trump a été invité par un journaliste à répondre aux appels lancés par les otages et leurs familles, qui demandent au président « d’imposer un cessez-le-feu… [car] ils craignent que les otages qui y sont encore détenus ne courent un plus grand danger » si les combats se poursuivent.
« C’est possible », a répondu Trump, avant d’ajouter : « Peut-être qu’ils seront libérés parce que… [en] temps de guerre, il se passe beaucoup de choses étranges, beaucoup de choses auxquelles on ne s’attend pas. »
« Nous avons 32 morts… peut-être plus, 38, mais entre 32 et 38 morts, principalement des jeunes », a-t-il poursuivi, ajoutant qu’il s’était entretenu avec des parents d’otages assassinés qui souhaitaient désespérément récupérer les corps de leurs proches « presque comme s’ils étaient encore en vie ».
« C’est vraiment terrible », a-t-il déclaré.
« Nous avons près de 40 corps qui sont compris dans le total, mais nous en avons 20, probablement 20 qui sont vivants. Il y en a peut-être un peu moins. »
Trump a semblé imputer la mort des otages aux conditions de vie dans les tunnels souterrains du groupe terroriste palestinien du Hamas, où de nombreux captifs sont détenus.
« Écoutez, les jeunes ne meurent pas comme ça, pas juste comme ça », a déclaré Trump.
« Ils peuvent encaisser beaucoup, mais beaucoup de gens sont morts dans ces horribles tunnels. Ils se trouvent principalement dans les tunnels. »
Trump a ensuite été interrogé sur le rapport publié cette semaine par une commission indépendante de l’ONU qui accuse Israël de « génocide » à Gaza, une accusation que l’État hébreu rejette fermement. Il a répondu en affirmant qu’un génocide avait bien été perpétré lorsque le Hamas avait envahi le sud d’Israël le 7 octobre 2023, déclenchant ainsi la guerre à Gaza.
« Je n’ai pas vu cela. Je suis en train de le consulter », a-t-il ajouté au sujet du rapport de l’ONU.
« Mais quelqu’un a-t-il commis un génocide le 7 octobre ? », a poursuivi Trump.
« C’était un génocide au plus haut niveau. C’était un meurtre, un génocide, appelez ça comme vous voulez. Mais des bébés ont été coupés en deux. Des bras ont été coupés, des têtes ont été coupées. C’est aussi un génocide, je suppose. »
Plus tôt lors de la conférence de presse, Trump avait déclaré que les gens « oubliaient » le massacre. Il répondait à une question lui demandant s’il comptait « étudier les limites à ne pas franchir » dans les guerres à Gaza et en Ukraine, alors qu’il se prépare à s’adresser à l’Assemblée générale des Nations unies cette semaine, pour la première fois depuis son retour à la Maison Blanche en janvier.
« Il reste encore beaucoup de temps avant que je me rende à l’ONU pour y prendre la parole, car chaque jour est long lorsqu’il s’agit de Gaza, d’Israël et du Moyen-Orient », a-t-il ajouté.
« Il ne faut pas non plus oublier le 7 octobre », a-t-il déclaré.
« Les gens oublient le 7 octobre, ils l’oublient trop vite. Ce fut l’un des pires jours de l’histoire du monde. On ne peut pas l’oublier. Je ne l’oublie pas. »
Les groupes terroristes de la bande de Gaza détiennent toujours 48 otages, dont 47 des 251 personnes enlevées par des terroristes du Hamas le 7 octobre 2023.
Parmi eux, on compte au moins 26 personnes dont le décès a été confirmé par l’armée israélienne, et 20 seraient encore en vie. Les autorités israéliennes expriment de vives inquiétudes concernant le sort de deux autres personnes. Le Hamas détient également le corps d’un soldat de Tsahal tué à Gaza en 2014.







