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UEJF : les graffitis antisémites sont fréquents sur les campus français

La ministre de l'Enseignement supérieur condamne les incidents récents comme “inacceptables”; elle “combattra le discours de haine”

Illustration : vue de l'Université de la Sorbonne à Paris, jeudi 19 septembre 2013 (Crédit : AP Photo / Rémy de la Mauvinière)
Illustration : vue de l'Université de la Sorbonne à Paris, jeudi 19 septembre 2013 (Crédit : AP Photo / Rémy de la Mauvinière)

Les graffitis antisémites sont de plus en plus fréquents dans les établissements d’enseignement supérieur français, a déclaré le président du syndicat des étudiants juifs du pays à la suite de plusieurs incidents.

Sacha Ghozlan, président de l’Union des étudiants juifs de France, a publié mercredi une déclaration à la suite de la découverte de graffitis visant le doyen d’une école de médecine de la région parisienne.

La ministre française de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a condamné mardi l’antisémitisme dans un communiqué affirmant que « c’est un problème inacceptable et qui concerne tout le monde ».

Vidal a déclaré qu’elle « luttera contre les expressions criminelles de discours de haine » dans le système éducatif français.

Mais « alors que le ministre de l’Education s’est engagé le 23 octobre à lutter contre l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur, les graffitis deviennent un phénomène presque quotidien », a écrit Ghozlan dans sa déclaration.

Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, en mai 2018 devant l’Elysée (Crédit : AP/Christophe Ena)

Le graffiti qui a provoqué la réaction de Vidal qualifiait le doyen par intérim de la faculté de médecine de Créteil de « voleur », avec l’une des lettres écrite en forme d’étoile de David, a rapporté Le Figaro.

Plus tôt ce mois-ci, le mot « Juden », le mot allemand qui veut dire « juifs », est apparu avec des croix gammées sur les murs de la prestigieuse école de commerce HEC à Paris.

Le mois dernier, Vidal a également condamné ce qu’elle a qualifié de « graffiti antisémite », visant Patrick Levy, recteur de l’université Grenoble-Alpes, dans l’est de la France.

Ces graffitis, qui ne mentionnaient pas les Juifs, ont été découverts lundi. L’université a également condamné l’incident mais ne l’a pas qualifié d’antisémite, a rapporté France TV Info.

Le mois dernier également, dans la ville de Zoebersdorf, à quelques kilomètres au nord-ouest de Strasbourg, des personnes non identifiées ont écrit « Marx sales juifs, les immigrés dehors » au siège du conseil municipal.

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