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Un Arabe israélien abattu à Umm al-Fahm ; la barre des 100 homicides franchie

La police ouvre une enquête sur la fusillade ; le ministre de la Sécurité intérieure affirme que l'inégalité et le mépris de la détresse conduisent à une crise de confiance

La scène où un homme a été abattu à Umm al-Fahm, le 19 octobre 2021. (Police israélienne).
La scène où un homme a été abattu à Umm al-Fahm, le 19 octobre 2021. (Police israélienne).

Un homme a été abattu mardi dans la ville d’Umm al-Fahm mardi matin, au lendemain du sinistre centième homicide dans la communauté arabe d’Israël.

Khalil Jau, 25 ans, a été abattu par un tireur depuis un véhicule en circulation. Il a été transporté dans un état critique à l’hôpital Emek d’Afula, où son décès a été prononcé dans la foulée.

Une enquête a été ouverte sur cette fusillade, a déclaré la police.

Le frère de Jau a été grièvement blessé par balle lors d’une attaque il y a quatre mois ; il est toujours hospitalisé. Plusieurs membres de la famille élargie de Jau ont été tués au cours des dernières années dans le cadre des violences actuelles.

Le nombre de meurtres ne montrant aucun signe de ralentissement, le ministre de la Sécurité intérieure Omer Barlev, a déclaré mardi que « l’inégalité et le mépris de la détresse » jouaient un rôle clé dans la crise de confiance entre l’État et la communauté arabe.

Dans un discours prononcé lors de la conférence de l’Institut des études de sécurité nationale à Tel Aviv, Barlev a pris pour exemple les manifestations et les émeutes qui ont eu lieu dans certaines villes israéliennes lors de la flambée de violence de 11 jours entre Israël et les groupes terroristes de Gaza en mai.

Le ministre de la Sécurité publique, Omer Barlev, lors d’une réunion du Comité de la Défense et des Affaires Etrangères, à la Knesset à Jérusalem, le 13 septembre 2021 (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90).

« Des éléments criminels et nationalistes se sont mêlés et sont descendus dans la rue pour saper l’ordre public. Ils ont fait apparaître au grand jour la grave crise de confiance qui existe depuis longtemps entre les citoyens arabes d’Israël et les institutions de l’État – une crise qui s’est développée et continue de se développer sur fond d’inégalités persistantes. Il est urgent de s’en occuper », a-t-il déclaré.

« La police et l’État d’Israël ont perdu leur pouvoir de dissuasion », a ajouté Barlev.

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