Un diplomate jordanien était présent au mont du Temple avec le prince William
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Un diplomate jordanien était présent au mont du Temple avec le prince William

Nizaal-Qaissi sest joint aux responsables du Waqf pour souhaiter la bienvenue au duc lors d'une « visite privée » à la Mosquée Al-Aqsa et au Dôme du Rocher ; Israël proteste

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le diplomate jordanien Nizar al-Qaissi, à gauche, s'est joint aux officiels du Waqf et au mufti palestinien de Jérusalem pour saluer le prince William sur le mont du Temple dans la vieille ville de Jérusalem, le 28 juin 2018. (Consulat général britannique de Jérusalem)
Le diplomate jordanien Nizar al-Qaissi, à gauche, s'est joint aux officiels du Waqf et au mufti palestinien de Jérusalem pour saluer le prince William sur le mont du Temple dans la vieille ville de Jérusalem, le 28 juin 2018. (Consulat général britannique de Jérusalem)

Un haut diplomate jordanien était parmi les dignitaires qui ont accueilli le prince William la semaine dernière sur le mont du Temple dans la vieille ville de Jérusalem contre la volonté des autorités israéliennes, a appris le Times of Israël.

Le 28 juin, le futur roi a entrepris des « visites privées » dans divers lieux saints de la Vieille Ville de Jérusalem, y compris le mur Occidental et l’église du Saint-Sépulcre. Il a également passé du temps à la Mosquée Al-Aqsa et au Dôme du Rocher, qui sont situés sur le mont du Temple.

La communauté internationale ne reconnaît pas la souveraineté israélienne sur Jérusalem-Est, raison pour laquelle les dignitaires étrangers considèrent généralement leurs visites dans la vieille ville comme « privées » et ne sont pas accompagnées par des responsables israéliens, mais plutôt par des chefs religieux.

Sur le mont du Temple, le prince William, également connu sous le nom de duc de Cambridge, a été accueilli par Nizar al-Qaissi, un diplomate jordanien de la mission diplomatique du royaume à Ramallah.

Le ministère israélien des Affaires étrangères et la police étaient opposés à la présence d’al-Qaissi et ont fait connaître leur position aux organisateurs de la visite du prince, a déclaré au Times of Israël, une source bien placée, sous couvert d’anonymat.

Le ministère des Affaires étrangères et la police ont refusé de commenter.

Le diplomate jordanien Nizar al-Qaissi, à gauche, s’est joint aux officiels du Waqf et au mufti palestinien de Jérusalem pour saluer le prince William sur le mont du Temple dans la vieille ville de Jérusalem, le 28 juin 2018. (Autorisation)

Un responsable du Consulat général du Royaume-Uni à Jérusalem a déclaré au Times of Israël que « le Waqf invitait les personnes présentes à accueillir et saluer » le futur roi.

Le Waqf administre les activités quotidiennes sur le mont du Temple, qui comprend la surveillance de la mosquée Al-Aqsa, du Dôme du Rocher, des sites archéologiques, des musées et des écoles. Il est entièrement contrôlé et financé par le gouvernement jordanien.

Israël a officiellement annexé Jérusalem-Est, y compris la vieille ville, en 1980 et se considère comme souverain. Cependant, les gouvernements israéliens successifs ont reconnu le « rôle spécial » de la Jordanie en tant que gardien des lieux saints musulmans dans la Vieille Ville et ont décidé de maintenir le statu quo sur le Mont du Temple.

Le consul général britannique à Jérusalem, Philip Hall, a mentionné la présence du diplomate jordanien dans une tribune en arabe qu’il a publiée dans plusieurs médias palestiniens après le retour du futur roi à Londres.

« Le prince William a commencé sa visite jeudi sur le mont des Oliviers, au dessus la Vieille Ville. Après le point de vue, il s’est rendu à l’église orthodoxe russe de Sainte-Marie-Madeleine, écouter les prières chantées et il a rendu hommage à la princesse Alice, son arrière-grand-mère, sur sa tombe et de Sainte Elisabeth, également une parente. L’atmosphère était sereine », a écrit Hall.

« Ensuite, il s’est rendu dans la vieille ville, à Haram Al Sharif, où il a été accueilli par Cheikh Azzam [Al-Khatib, le chef du Jerusalem Waqf], l’ambassadeur de Jordanie et les responsables du Waqf », a poursuivi le diplomate.

Étaient également présents le mufti de Jérusalem Muhammad Ahmad Hussein et son prédécesseur Ekrima Sabri.

L’ambassadeur du Royaume-Uni en Israël, David Quarrey, a défendu cette désignation comme étant conforme à la politique gouvernementale britannique de longue date.

« Il n’y a pas de message politique là-dedans », a insisté M. Quarrey, ajoutant que le prince est un personnage apolitique.

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