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Un drone du Hezbollah abattu par Tsahal après avoir traversé la frontière nord

L'incident survient quelques jours après que les troupes ont tiré par erreur sur un drone ami à la frontière nord

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Sur cette image publiée par l'armée le 17 février 2022, un drone appartenant au groupe terroriste libanais du Hezbollah est vu après avoir été abattu par des troupes à la frontière avec le Liban. (Forces de défense israéliennes)
Sur cette image publiée par l'armée le 17 février 2022, un drone appartenant au groupe terroriste libanais du Hezbollah est vu après avoir été abattu par des troupes à la frontière avec le Liban. (Forces de défense israéliennes)

Tsahal a abattu jeudi un drone que le groupe terroriste libanais du Hezbollah a fait voler au-dessus de la frontière, a annoncé l’armée.

L’incident s’est produit un jour après que le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a déclaré que son groupe fabriquait des drones militaires au Liban et disposait de la technologie pour transformer des milliers de missiles en sa possession en munitions à guidage de précision.

Un communiqué de Tsahal a déclaré que les unités de contrôle aérien avaient suivi l’appareil sans pilote « tout au long de l’incident » avant de l’abattre.

Il n’est pas précisé comment le drone a été abattu alors qu’il pénétrait dans l’espace aérien israélien.

« Tsahal continuera ses opérations afin d’empêcher toute tentative de violation de la souveraineté israélienne », indique le communiqué.

Dans une image publiée sur Twitter par Avichay Adraee, le porte-parole de l’armée en langue arabe, le drone semblait être un quadricoptère disponible dans le commerce et fabriqué par la société chinoise DJI.

Sans citer de source, la radio militaire a affirmé que le drone appartenait probablement à l’unité d’élite Radwan du groupe terroriste.

Une source de sécurité a déclaré le mois dernier qu’au moins certains des drones que le Hezbollah utilise apparemment à des fins de surveillance étaient des appareils disponibles dans le commerce.

Il n’y a pas eu de déclaration immédiate du Hezbollah ni de médias affiliés sur la destruction du drone.

Par ailleurs, Tsahal a déclaré jeudi soir qu’un drone qui avait survolé la frontière avec la bande de Gaza plus tôt dans la journée avait été abattu par les troupes.

Il n’est pas apparu de façon évidente de quel type de drone il s’agissait ni de comment il avait été abattu lors du deuxième incident. L’armée a déclaré que l’appareil était tombé du côté palestinien de la clôture, dans la partie sud de l’enclave côtière.

Le leader du Hezbollah Hassan Nasrallah en visioconférence pendant une cérémonie marquant le deuxième anniversaire de l’assassinat du chef des forces al-Quds iraniennes, le général Qassem Soleimani, dans la banlieue de Daliyeh, au sud du Liban, le 3 janvier 2022. (Crédit : AP Photo/Bilal Hussein)

Mercredi, Nasrallah a affirmé que le groupe soutenu par l’Iran avait commencé à fabriquer ses propres drones. « Nous produisons des drones au Liban depuis longtemps, et quiconque veut les acheter, passe une commande », a-t-il déclaré.

Le Liban et Israël sont techniquement en état de guerre et la frontière fortement gardée est généralement franchie par des drones des deux côtés. Le mois dernier, Nasrallah a affirmé que la capacité du Liban à abattre des drones israéliens avait interrompu les vols réguliers sans pilote au-dessus de la frontière.

Dimanche, des soldats israéliens ont tiré sur un drone à la frontière libanaise, pour ensuite réaliser qu’il appartenait à Tsahal. Aucun dommage n’a été causé à l’appareil.

Au moins 74 drones pilotés par le Hezbollah sont entrés en territoire israélien l’année dernière, contre 94 en 2020 et 54 l’année précédente, selon le site d’information Walla. La plupart des drones ont été abattus.

Le Liban se plaint régulièrement du fait que des drones de surveillance israéliens envahissent son espace aérien, mais Tsahal soutient que de telles incursions sont nécessaires pour suivre les activités du groupe terroriste du Hezbollah, que le gouvernement libanais est censé contrôler.

Les agences et le personnel du Times of Israel ont contribué à cet article.

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