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Un ex-juge et un éminent avocat, soupçonnés de corruption, arrêtés par la police

En 2016, Efi Nave, alors à la tête de l'Association du barreau aurait favorisé la nomination d'Eitan Orenstein à un rôle judiciaire majeur en échange d'une aide au tribunal

Le juge Eitan Orenstein (à gauche) lors d'une séance au tribunal de Tel Aviv, le 17 décembre 2013 ; l'ancien président de l'Association du barreau israélien Efi Nave s'exprimant lors de la conférence internationale des juristes, à Jérusalem, le 5 février 2018. (Crédit : Eric Sultan/POOL ; Yonatan Sindel/Flash90)
Le juge Eitan Orenstein (à gauche) lors d'une séance au tribunal de Tel Aviv, le 17 décembre 2013 ; l'ancien président de l'Association du barreau israélien Efi Nave s'exprimant lors de la conférence internationale des juristes, à Jérusalem, le 5 février 2018. (Crédit : Eric Sultan/POOL ; Yonatan Sindel/Flash90)

La police a arrêté mardi deux importantes figures du monde juridique soupçonnées de corruption, de fraude et d’abus de confiance, environ deux mois après que des enregistrements incriminants diffusés par les médias ont semblé révéler que les deux hommes avaient conspiré dans le cadre d’un accord.

L’unité nationale de lutte contre la fraude a arrêté l’ancien président du tribunal de Tel Aviv, Eitan Orenstein, et l’ancien président de l’association du barreau israélien (IBA), Efi Nave, pour les interroger, a indiqué le communiqué de la police, qui ajoute que l’enquête sur les deux hommes a été lancée à la suite de la parution d’un article les concernant.

La police a déclaré que des agents avaient interpellé les deux hommes et perquisitionné leurs domiciles.

En mars, le journal Haaretz a publié des enregistrements de conversations confidentielles entre les deux hommes datant de 2016.

Dans ces enregistrements, ils semblent convenir que Nave soutiendrait la nomination d’Orenstein, alors vice-président du tribunal de Tel Aviv, comme prochain président de la Cour, et qu’en échange Orenstein veillerait à ce qu’une juge défavorable à Nave ne préside pas les affaires de responsabilité civile dans lesquelles il était impliqué.

On entend Nave dire à Orenstein : « Vous n’avez qu’un seul engagement à prendre. Empêchez-la de s’occuper d’affaires délictuelles, je me fiche de savoir où [elle va] ». Nave insiste : « Je ne plaisante pas avec vous à ce sujet. »

Efi Nave s’exprimant lors de la conférence des juristes internationaux, à Jérusalem, le 5 février 2018. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Un autre enregistrement de la même période a été divulgué en avril, dans lequel on entend Nave faire pression pour la nomination d’Orenstein lors d’une conversation avec la ministre de la Justice de l’époque, Ayelet Shaked.

Nave et Orenstein seraient proches depuis 2012. Un extrait de l’une de leurs conversations par SMS a été dévoilé en 2020 : Nave demande à Orenstein de veiller à ce que les avocats spécialisés dans le droit de la responsabilité civile soient « pris en charge ».

Nave a déjà eu des ennuis avec la justice.

En 2018, il avait été inculpé pour avoir aidé sa compagne, Bar Katz, à échapper au contrôle des passeports lors de son entrée dans le pays, dans une tentative manifeste de dissimuler son voyage à son épouse, avec laquelle il était en instance de divorce ; Nave avait reconnu les faits, et Katz et lui avaient été condamnés en 2022.

En 2019, la police a arrêté Nave, soupçonné d’avoir obtenu des faveurs sexuelles en échange de l’avancement de nominations judiciaires. Il a démissionné de son poste de président de l’ordre des avocats peu de temps après. L’affaire a été classée en 2021, bien que le bureau du procureur de l’État ait affirmé qu’il existait des preuves avérées de la culpabilité de Nave.

Cette affaire a été ouverte à la suite d’une autre fuite de conversations privées, émanant cette fois de l’ex-femme de Nave, qui a remis plusieurs anciens téléphones portables de l’avocat à la journaliste Hadas Shtaif.

Orenstein a démissionné de manière inopinée en 2020, sept ans avant l’âge normal de la retraite, fixé à 70 ans. Le juge avait invoqué l’épuisement professionnel, mais les analystes de l’époque avaient émis l’hypothèse que sa décision ait été influencée par ses liens avec Nave, qui aurait nui à ses chances d’être nommé à la Cour suprême.

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