Un haut gradé israélien meurt dans un accident d’avion dans le nord
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Un haut gradé israélien meurt dans un accident d’avion dans le nord

Le général Munir Amar, 47 ans, récemment devenu directeur de l’administration civile, a été décrit comme un “excellent officier avec un état de service impressionnant”

Le général Munir Amar (crédit : porte-parole de l'armée israélienne)
Le général Munir Amar (crédit : porte-parole de l'armée israélienne)

Directeur de l’administration civile de l’armée israélienne, le général Munir Amar a été tué vendredi quand son petit avion s’est écrasé contre une montagne en Haute Galilée, dans le nord d’Israël.

Sa mort a été prononcée peu après que son corps a été retrouvé à la scène de l’accident. Amar volait seul dans l’avion, et son identité n’a pas été confirmée immédiatement après l’accident.

Les recherches pour l’officier de 47 ans ont commencé quand l’autorité des aéroports israélienne a annoncé avoir perdu le contact avec lui. Une recherche a été menée à pied, avec l’aide d’un hélicoptère de l’armée.

Résident de Julis, un village druze dans le nord d’Israël, Amar a commencé son service militaire dans le bataillon d’infanterie Herev, composé de soldats druzes. Comme beaucoup des soldats de Herev sont liés, le bataillon est connu pour la loyauté farouche et la solidarité de ses soldats. Amar a ensuite commandé le bataillon.

Les restes d'un petit avion accidenté dans le nord d'Israël, le 25 mars 2016. Le pilote qui est mort dans l'accident était le général Munir Amar, 47 ans, directeur de administration civile de l'armée. (Crédit : Basel Awidat/Flash90)
Les restes d’un petit avion accidenté dans le nord d’Israël, le 25 mars 2016. Le pilote qui est mort dans l’accident était le général Munir Amar, 47 ans, directeur de administration civile de l’armée. (Crédit : Basel Awidat/Flash90)

Plus tard dans son service, Amar a été nommé directeur du commandement de la Défense passive pour la région de Haïfa, puis commandant de la brigade Hermon, qui est basée le long de la frontière nord d’Israël.

Le mois dernier, Amar avait pris son poste à l’administration civile.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche matin, pendant la réunion hebdomadaire du gouvernement à Jérusalem, qu’il « présente mes condoléances à la famille du général Munir Amar, qui est mort dans un regrettable accident d’avion en Galilée. Munir était un soldat et un commandant exceptionnel. Il a excellé dans tous ses postes, y compris son plus récent en tant que directeur de l’administration civile. Il était imprégné d’un sens de la mission de défense de l’Etat d’Israël, son état, notre état à tous. »

Le ministre de la Défense Moshe Yaalon a déploré vendredi après-midi la mort d’Amar, parlant du haut gradé comme « le sel de la terre, un homme d’infanterie fin et un commandant avec un état de service impressionnant ».

Yaalon a déclaré qu’Amar « était un symbole de l’alliance avec la communauté druze et un exemple pour les jeunes de cette communauté qui s’enrôlent dans l’armée israélienne. La mort de Munir est d’abord et avant tout une perte immense pour sa famille, ses amis et la communauté druze. C’est également une grande perte pour l’armée israélienne et l’Etat d’Israël. »

Le chef d’Etat major Gadi Eizenkot a fait l’éloge d’Amar comme « un excellent officier, qui a assuré avec succès une série de rôles centraux dans l’armée israélienne et a laissé sa marque ». Il a également présenté ses condoléances à la famille d’Amar.

Le général Yoav Mordechai, directeur de la coordination des activités du gouvernement dans les Territoires a déclaré qu’il s’était senti « choqué et très chagriné » quand il avait appris la mort d’Amar.

« J’ai eu le privilège de connaître un homme de loin supérieur aux autres, de modestie et de valeurs, un homme qui vivait pour l’amour de l’humanité et du pays », a déclaré Mordechai, qui travaillait étroitement avec Amar.

Le cheikh Maufak Taref, le dirigeant spirituel de la communauté druze en Israël, a cité Amar comme un exemple pour la jeune génération druze.

Amar « a servi de boussole morale pour la communauté en Israël et de symbole de la détermination et de l’excellence de la communauté juive en Israël », a-t-il déclaré.

Munir Amar laisse derrière lui son épouse et trois enfants.

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