Un homme suspecté d’avoir étranglé sa copine à mort et d’avoir poignardé sa mère
Rechercher

Un homme suspecté d’avoir étranglé sa copine à mort et d’avoir poignardé sa mère

Une enquête a été ouverte ; la police n'a pas rapporté le mobile du meurtre

Photo d'illustration : La police et le personnel médical sur la scène d'un drame familial à Petah Tikva, le 17 janvier 2020.  (Roy Alima/Flash90)
Photo d'illustration : La police et le personnel médical sur la scène d'un drame familial à Petah Tikva, le 17 janvier 2020. (Roy Alima/Flash90)

Un homme de la zone urbaine de Tel Aviv est suspecté du meurtre de sa petite-amie, survenu samedi. Il a ensuite poignardé sa mère quand elle a tenté d’appeler la police. Le drame a relancé des appels à ce que le gouvernement prenne des mesures afin d’endiguer les violences domestiques en pleine augmentation des féminicides.

L’homme, âgé de 21 ans, a été arrêté à proximité de l’appartement où s’est produit le drame à Ramat Gan, dans la banlieue de Tel Aviv, a indiqué la police. Son identité n’a pas été révélée.

Selon plusieurs sources, le suspect et sa petite amie ont eu une dispute qui a dégénéré, et il l’aurait alors étranglée à mort. Quand sa mère est entrée, elle lui a demandé de voir sa fille et, alors qu’elle tentait d’appeler la police, il l’a poignardée.

La mère, âgée de 50 ans, a été transportée à l’hôpital avec des blessures qui n’engagent pas son pronostic vital, mais la petite-amie, âgée de 22 ans, a été déclarée morte sur place, a indiqué le service d’ambulance du Magen David Adom.

Une enquête a été ouverte, mais la police n’a donné aucune explication au sujet du mobile du meurtre.

« Toutes les hypothèses sont envisagées. Nous avons recueilli les témoignages et nous connaissons le déroulé général des événements avant le meurtre », a déclaré le chef de la police Ronen Shamri.

La police et les services sociaux ont enregistré une forte augmentation des plaintes pour violences domestiques depuis le début de la crise du coronavirus. La pandémie aurait renforcé les tensions alors que la population était confinée chez elle.

Un mémorial improvisé pour une femme que son mari aurait assassinée à Bat Yam, le 4 mai 2020. (Tomer Neuberg/FLASH90)

Réagissant au meurtre, des militantes des droits des femmes ont prédit que la violence pourrait augmenter, alors même que les restrictions de confinement sont assouplies. Elles ont demandé au gouvernement de financer un plan pour lutter contre les violences domestiques. Le plan avait été approuvé en 2017.

« Même si le meurtre de chaque femme n’est pas le résultat direct du coronavirus, il ne fait aucun doute que les crises économiques et sociales difficiles ont renforcé les violences au sein des familles touchées par cette double crise. Nous pourrions être seulement au début d’une vague [de violence] qui va s’aggraver alors que nous sortons du confinement », a déclaré Hagit Peer, la responsable de Naamat, organisation de protection des droits des femmes.

Ora Korazim, responsable de l’Organisation internationale sioniste des Femmes en Israël, a déclaré que six femmes avaient été tuées pendant la crise du coronavirus.

« Malheureusement, au lieu de travailler à appliquer immédiatement le plan national pour traiter [le problème] des violences contre les femmes, le gouvernement continue à s’intéresser à la répartition des portefeuilles ministériels », a-t-elle déclaré.

Il y a eu plus épisodes de violences graves contre des femmes de la part de leur partenaire à la fin avril et début mai.

Une manifestation contre les violences faites aux femmes à Tel Aviv, le 6 mai 2020. (Miriam Alster/FLASH90)

Vendredi, un homme à Holon a été inculpé pour le meurtre de sa femme dans l’appartement familial, en présence de leurs enfants. Le drame s’est déroulé à la fin avril. Selon les éléments du dossier, le suspect Alaza Mandaparo a lacéré à mort Mastwell Mandparo après qu’elle a refusé de lui servir une tasse de café.

Le 3 mai, un homme a été arrêté après avoir appelé la police pour lui dire qu’il avait tué sa femme dans leur appartement de Bat Yam. L’homme aurait été sous l’emprise de substances illicites au moment de l’appel. Il avait déjà été emprisonné après une agression contre sa femme. Le couple avait deux jeunes enfants.

Des enquêteurs de la police sur la scène de l’agression mortelle au couteau d’une femme par son mari à Holon, le 28 avril 2020. (Crédit : Police israélienne)

Plus tôt, en avril, un homme a poignardé sa petite-amie dans un supermarché d’Afula. Il a été arrêté et a reconnu l’attaque. Sa petite amie avait reçu des blessures modérées. Il a expliqué à la police qu’elle prévoyait de le quitter.

En 2019, treize femmes israéliennes ont été assassinées par l’un de leurs proches. En 2018, 25 femmes avaient été assassinés dans des drames similaires, le chiffre le plus important depuis des années. Ce triste record avait entraîné des manifestations et des appels urgents pour que les autorités prennent des mesures contre l’augmentation des violences faites aux femmes en Israël. Craignant pour leur sécurité, beaucoup de ces femmes avaient déposé des plaintes à la police avant leur mort.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...