Un homme suspecté d’avoir poignardé son ex-femme recherché par la police
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Un homme suspecté d’avoir poignardé son ex-femme recherché par la police

Le suspect, aux antécédents de violence domestique, aurait attaqué son ex-femme après avoir percuté sa voiture dans la ville d'Arraba, au nord d'Israël

Capture d'écran d'une vidéo montrant des passants essayant de séparer un homme de son ex-femme, après qu'il l'a poignardée dans la ville d'Arraba, au nord du pays, le 16 novembre 2020. (Crédit : Ynet)
Capture d'écran d'une vidéo montrant des passants essayant de séparer un homme de son ex-femme, après qu'il l'a poignardée dans la ville d'Arraba, au nord du pays, le 16 novembre 2020. (Crédit : Ynet)

La police a lancé lundi une chasse à l’homme à l’encontre du suspect qui aurait poignardé son ex-femme après avoir percuté sa voiture dans la ville d’Arraba, au nord d’Israël.

La femme, 37 ans, a été grièvement blessée lors de l’attaque, avec de multiples blessures à la poitrine et au dos.

Elle a été transportée à l’hôpital de Poriya à Tibériade, où son décès a été ensuite déclaré.

Des témoins oculaires ont déclaré qu’après l’accident de voiture, l’homme et la femme sont sortis de leurs véhicules respectifs et se sont disputés pour savoir qui allait s’occuper de leurs enfants, a rapporté le site Ynet. L’homme a alors sorti un couteau et a poignardé la femme.

Les passants auraient tenté de l’éloigner de la victime. Le suspect a ensuite pris la fuite dans sa voiture.

Mère de quatre enfants âgés de 12 à 18 ans, la victime vivait depuis près d’un an dans un foyer pour femmes parce qu’elle avait été menacée par son ex-mari, a rapporté le site d’information Walla. Son identité fait l’objet d’un embargo.

La police a d’abord pensé que l’incident avait commencé par un accident de la route entre deux inconnus, mais une enquête a rapidement identifié l’ex-mari de la femme comme le principal suspect, ont rapporté les médias israéliens.

La police a déclaré dans un communiqué qu’elle avait lancé ses recherches et fait appel à des renforts et à un hélicoptère.

Le suspect a des antécédents de violence domestique, pour lesquels il a déjà purgé six mois de prison, a rapporté la Douzième chaîne. Il a ensuite enfreint les conditions de sa libération et a été condamné à six mois supplémentaires avec sursis.

Une autre plainte pour violence domestique a été déposée en octobre contre l’homme, selon le reportage.

Aida Touma-Suleiman, de la Liste arabe unie (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

La députée Aida Touma-Sliman de la Liste arabe unie, une alliance de partis israéliens majoritairement arabes, a tweeté que si les détails rapportés de l’incident étaient exacts, cela soulevait des questions sur la réinsertion des criminels violents lorsqu’ils sortent de prison.

« Si le meurtrier a effectivement été libéré de prison, les échecs se multiplient à nouveau : pas assez de réinsertion, pas de suivi des hommes violents, et toujours pas de marquage électronique – et le meurtre des femmes continue », a-t-elle écrit.

Depuis le début de l’année, 17 femmes et 71 hommes ont été tués dans la communauté arabe israélienne, a rapporté Walla, citant les chiffres du Centre Aman pour la lutte contre la violence dans la société arabe.

Fin octobre, une femme de 46 ans du nord d’Israël a été poignardée et gravement blessée dans un cas de violence domestique présumée. Son mari de 54 ans a été arrêté quelques heures plus tard.

Cette attaque s’est produite quelques jours après que deux meurtres soupçonnés d’être des cas de violence domestique ont ramené la question sous les projecteurs, ce qui a donné une impulsion pour demander au gouvernement de prendre davantage de mesures contre ce phénomène.

La violence contre les femmes en Israël a suscité de nombreuses protestations appelant à des réformes.

Les manifestants soulignent le fait qu’un plan national de lutte contre la violence domestique a été approuvé en 2017 par la Knesset, mais qu’il a depuis été abandonné, en attente de financement. Les militants affirment que la plupart des 250 millions de shekels approuvés n’ont pas encore été transférés aux autorités compétentes.

La police et les organisations de services sociaux ont signalé une augmentation importante des plaintes pour violence domestique depuis le début de la crise du coronavirus.

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