Un mannequin renonce à une campagne de L’Oréal après des tweets anti-Israël
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Un mannequin renonce à une campagne de L’Oréal après des tweets anti-Israël

Amena Khan avait été sélectionnée par le géant français des cosmétiques comme première égérie voilée d'une campagne de shampoings Elsève

Amena Khan (Crédit : capture d'écran YouTube)
Amena Khan (Crédit : capture d'écran YouTube)

Le mannequin britannique Amena Khan, qui venait d’être choisi par le groupe L’Oréal pour figurer dans une campagne de publicité au Royaume-Uni, a décidé d’y renoncer lundi après que d’anciens messages à elle dénonçant la politique israélienne ont fait polémique sur les réseaux sociaux.

La jeune femme avait été sélectionnée jeudi dernier par le géant français des cosmétiques comme première égérie voilée d’une campagne de shampoings Elsève.

Les messages, postés sur Twitter en 2014, ont depuis été supprimés du réseau social.

« Je regrette profondément le contenu des tweets (…) et je m’excuse sincèrement pour le désarroi et la douleur qu’ils ont causés », a réagi sur Twitter Amena Khan.

« Avec un profond regret, j’ai décidé de me retirer de cette campagne parce que les conversations actuelles qui l’entourent nuisent au sentiment positif et inclusif que j’ai décidé de livrer », a-t-elle poursuivi.

De son côté, le groupe L’Oréal, contacté par l’AFP, a indiqué qu’il « approuv(ait) » cette décision.

« Nous apprécions le fait qu’Amena ait présenté ses excuses pour le contenu de ses tweets et pour les réactions qu’ils ont pu susciter », a encore dit L’Oréal.

Parmi les tweets qui ont depuis été supprimés, Khan a écrit : « Israël = Pharoah. Les deux sont des meurtriers d’enfants. Inch’Allah, la défaite attend aussi le premier; c’est juste une question de temps. »

Dans d’autres tweets, dont des photos ont été publiées par le Daily Mail, Khan a qualifié Israël de « catastrophe » et d' »Etat illégal ».

La décision de Khan de démissionner intervient plusieurs jours après qu’une star populaire des médias sociaux a refusé une récompense de la marque Revlon au motif que l’actrice israélienne Gal Gadot a été déclarée ambassadrice pour la dernière campagne publicitaire du géant des cosmétiques.

Dans son refus du Prix Changemaker, Amani Al-Khatahtbeh – connue de ses fans et disciples sous le pseudo « MuslimGirl » – a accusé la star de « Wonder Woman » de soutenir « l’oppression des femmes et des adolescentes » en soutenant l’armée israélienne.

Gal Gadot, le 1er octobre 2017 à New York. (Crédit : Dia Dipasupil/Getty Images via JTA)

La blogueuse musulmane devait être honorée pour avoir défié les stéréotypes sur les femmes musulmanes et pour ses écrits sur la politique et d’autres sujets.

La semaine dernière, la célèbre entreprise de cosmétiques a déclaré Gadot comme « Global Brand Ambassador » (Ambassadrice mondiale de la marque) pour sa nouvelle campagne « Live Boldly », conçue pour « inspirer les femmes à s’exprimer avec passion, optimisme, force et style ».

« Malgré que cela signifie beaucoup pour moi, et que j’aimerais être là pour fêter l’événement avec vous, je ne peux pas accepter ce prix de Revlon avec Gal Gadot comme ambassadrice, » a écrit la blogueuse née aux Etats-Unis, d’origine palestinienne et jordanienne.

« Son soutien public aux actions de l’armée israélienne en Palestine va à l’encontre de la morale et des valeurs de MuslimGirl.com ».

La blogueuse et auteur est une fervente avocate des Palestiniens et une critique acharnée d’Israël. En décembre, après que le président américain Donald Trump a reconnu Jérusalem comme la capitale d’Israël, elle a posté une photo d’un homme portant un foulard aux couleurs du drapeau palestinien avec Jérusalem en arrière-plan et a ajouté : « Jérusalem appartient à la Palestine. Point final. »

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