Un mystérieux donateur lègue des millions pour les familles de soldats morts
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Un mystérieux donateur lègue des millions pour les familles de soldats morts

Nicolas Bauman, décédé en France en 2009, a légué 13 millions d'euros, soit 52 millions de shekels, à l'Etat d'Israël

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Des soldats israéliens participent à une cérémonie officielle de Jour du Souvenir dans le cimetière Nahalat Zitshak, à Tel Aviv le 8 mai 2019.  (Tomer Neuberg/FLASH90
Des soldats israéliens participent à une cérémonie officielle de Jour du Souvenir dans le cimetière Nahalat Zitshak, à Tel Aviv le 8 mai 2019. (Tomer Neuberg/FLASH90

Un héritage de 13 millions d’euros, qui a été légué à l’Etat d’Israël afin d’aider les familles de soldats tombés au combat, sera utilisé pour les frères et sœurs endeuillés, a déclaré le Fonds National Juif dans un communiqué de mercredi, alors que le pays marquait sa Journée annuelle du Souvenir.

Ce don à l’Etat figurait dans le testament de Nicolas Bauman, un juif français veuf, sans enfants, décédé en 2009.

Dans ses dispositions, ce dernier a précisé que l’argent devrait servir à créer un fonds pour les familles endeuillées. Après un long parcours bureaucratique, l’argent est arrivé en Israël la semaine dernière et sera distribué par le biais d’un fonds géré par un officiel du ministère de la Justice et Keren Kayemet, le Fonds National Juif d’Israël (JNF-KKL).

Des représentants du JNF-KKL et Sigal Yaakobi, du ministère de la Justice, ont décidé lors d’une récente réunion que le fonds, qui doit fonctionner sur les dix prochaines années, commencera par servir aux frères et sœurs endeuillés.

« Les frères et sœurs endeuillés font partie des familles endeuillées, mais leur statut et leurs droits n’ont pas été complètement établis, et ils ne reçoivent pas un soutien complet des organismes officiels de commémoration de l’Etat d’Israël », a déclaré le JNF-KKL dans le communiqué.

Une équipe du KKL-JNF et du ministère sera mise en place « pour définir des critères claires pour les critères d’assistance et d’éligibilité ».

On ne sait pas grand chose du généreux donateur, né en Hongrie le
1er juillet 1912.

« On ne sait pas clairement où il était pendant la Deuxième Guerre mondiale et la Shoah, ou quand il est venu en France », expliquait le communiqué.

« En ces journées de mémoire et de commémoration, nous nous souvenons et remercions ceux qui ont donné leur vie pour que nous puissions garder les nôtres », a déclaré Daniel Atar, le président mondial du JNF-KKL, dans le communiqué. Le fait que des Juifs du monde entier décident de laisser l’héritage de leur vie pour le bien de l’Etat d’Israël constitue un exemple de la puissance du peuple juif partout, et de l’importance qu’occupe l’Etat d’Israël pour ceux de la Diaspora ».

« Chaque fois, c’est émouvant de voir le lien fort entre la Diaspora juive et Israël, et les liens que les Juifs de l’étranger ont avec Israël », a déclaré le représentant du ministère de la Justice.

Mercredi, Yom HaAtsmaout a rendu hommage aux 23 741 soldats tombés au combat et aux 3 150 victimes du terrorisme. Jeudi, le pays doit célébrer son 71e anniversaire d’Indépendance.

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