Un Palestinien du Labour proteste contre l’embauche d’un ex-soldat israélien
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Un Palestinien du Labour proteste contre l’embauche d’un ex-soldat israélien

La plainte cite le passé du stratège des réseaux sociaux Assaf Kaplan au sein de l'unité 8200

Le nouveau chef du Labour, Keir Starmer, arrive aux studios de la BBC, à Londres, le 5 avril 2020. (Crédit : Aaron Chown/PA via AP)
Le nouveau chef du Labour, Keir Starmer, arrive aux studios de la BBC, à Londres, le 5 avril 2020. (Crédit : Aaron Chown/PA via AP)

Le Parti travailliste britannique fait de nouveau face à un tollé. Des activistes pro-palestiniens dénoncent l’embauche d’un stratège israélien des réseaux sociaux qui a servi dans une prestigieuse unité de renseignement de l’armée israélienne réputée pour ses compétences dans le cyber-espace, – un cabinet d’avocats ayant déposé plainte auprès du Labour.

Le parti d’opposition de gauche, qui est traditionnellement très critique à l’égard du régime militaire israélien en Cisjordanie et de la politique de l’État juif envers les Palestiniens, s’est enlisé dans de nombreuses controverses antisémites ces dernières années. Son chef Keir Starmer s’est engagé à s’écarter de la voie qu’avait empruntée son prédécesseur Jeremy Corbyn, accusé d’avoir laissé l’antisémitisme se répandre au sein de la formation.

Le parti a recruté Assaf Kaplan pour mener sa campagne numérique. Toutefois, cette nomination a été critiquée en raison du service militaire de Kaplan effectué au sein de la prestigieuse unité 8200 de l’armée israélienne, qui est à peu près l’équivalent de l’Agence de sécurité nationale de la NASA aux États-Unis ou du MI5 en Grande-Bretagne.

Bindmans Solicitors, un cabinet d’avocats agissant au nom du membre travailliste Adnan Hmidan, qui est d’origine palestinienne, a déposé plainte, affirmant que Kaplan avait servi dans l’unité 8200 de 2009 à 2013 et soutenant que « la position du parti sur l’occupation illégale des Territoires palestiniens aurait dû empêcher l’embauche de Kaplan », a rapporté The Guardian mardi.

La plainte allègue que l’unité « a été embourbée dans une controverse sur ses pratiques de surveillance contre les civils palestiniens en Cisjordanie et à Gaza », qui « pourraient être utilisées à des fins de chantage », selon l’article.

La plainte, toujours selon The Guardian, « soutient que soit le parti connaissait les antécédents de Kaplan, auquel cas il a démontré son incapacité à prendre en compte les opinions de ses membres palestiniens, soit il ne savait pas et n’a pas fait preuve de la diligence requise ».

Hmidan a demandé une explication au parti – déclarant que s’il n’obtenait pas de réponses satisfaisantes, il envisagerait une action en justice sur la base d’un « recrutement injuste et illégal ».

Le rapport indique qu’une autre plainte avait été déposée par l’ancien Chancelier de l’Échiquier du cabinet fantôme de septembre 2015 à avril 2020, John McDonnell.

Les travaillistes ont répondu que le parti ne commentait pas les questions liées à son personnel. Kaplan n’a pas fait de commentaires.

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