Un Palestinien, plaçant une bombe près de la clôture de Gaza, tué par l’armée
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Un Palestinien, plaçant une bombe près de la clôture de Gaza, tué par l’armée

Ces heurts surviennent dans le cadre de négociations d'un cessez-le-feu entre Israël et les groupes terroristes de la bande

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Des manifestants palestiniens affrontent les forces de sécurité israéliennes lors d'une manifestation à la frontière entre Israël et Gaza, dans la partie orientale de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 10 mai 2019. (Abed Rahim Khatib/Flash90)
Des manifestants palestiniens affrontent les forces de sécurité israéliennes lors d'une manifestation à la frontière entre Israël et Gaza, dans la partie orientale de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 10 mai 2019. (Abed Rahim Khatib/Flash90)

Les soldats israéliens ont ouvert le feu sur deux hommes palestiniens qui plaçaient une bombe le long de la clôture de sécurité entourant la bande de Gaza, dimanche matin, ont indiqué les militaires.

L’un des terroristes a été tué.

L’armée israélienne a fait savoir que les deux terroristes avaient été aperçus le long de la frontière, à l’est de la ville de Khan Younès, en train d’installer le dispositif explosif improvisé le long de la clôture.

« Les soldats, qui avaient été déployés dans le secteur après que les suspects ont été détectés, ont ouvert le feu », ont indiqué les militaires.

L’armée israélienne a précisé que « des tirs ont été confirmés ». « Après avoir réussi à contrer une attaque près de la barrière de la bande de Gaza ce matin, un bulldozer de l’armée a récupéré le corps de l’un des assaillants », a ensuite précisé à l’AFP une porte-parole de l’armée.

Le Jihad islamique a identifié le terroriste éliminé comme étant Mohammed Al-Naem, 27 ans, membre de ses brigades Al-Qods, sa branche armée.

Peu de temps après l’incident, d’autres affrontements ont éclaté lorsque les soldats israéliens ont envoyé un bulldozer blindé à travers la clôture de sécurité – afin semble-t-il de retirer la dépouille du Palestinien, selon des images violentes largement partagées sur les réseaux sociaux palestiniens.

Un groupe de Palestiniens, qui tentaient apparemment de retirer le corps, ont envoyé des pierres en direction du bulldozer. Au moins deux hommes ont été blessés aux jambes par tirs des militaires, selon le ministère de la Santé dirigé par le groupe terroriste du Hamas.

Cet incident, survenu au petit matin, intervient quelques jours après des échauffourées dans le même secteur, au cours desquelles une équipe de snipers du groupe terroriste du Jihad islamique palestinien a ouvert le feu vers un groupe de soldats et de policiers israéliens, le long de la frontière sud de Gaza, n’entraînant aucun blessé.

Les troupes israéliennes – soldats de l’armée et officiers de l’unité anti-terroriste de la police – ont répondu avec des tirs d’artillerie pour « supprimer la menace » mercredi dernier, avait indiqué l’armée. Tsahal, pour sa part, a indiqué avoir « identifié une cible ».

Des négociations seraient en cours pour conclure un accord de cessez-le-feu avec les groupes terroristes palestiniens de la bande de Gaza après des semaines de tirs de roquette intermittents et de lancements réguliers de dispositifs explosifs accrochés à des ballons à l’hélium vers l’Etat juif.

Samedi soir, le chef du parti Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, a affirmé que le chef du Mossad, Yossi Cohen, et le chef du commandement du sud de l’armée israélienne, le général de division Herzi Halevi, s’étaient rendus au Qatar pour « supplier » les responsables du petit émirat de maintenir leurs versements de fonds périodiques au Hamas pour aider à conserver le calme dans l’enclave palestinienne agitée.

Les terroristes palestiniens, dans la bande de Gaza, ont commencé à envoyer des ballons et des cerfs-volants flanqués d’explosifs en 2018. Cette pratique a diminué ou augmenté selon les périodes, mais elle s’est considérablement accrue ces dernières semaines, avec des douzaines de bombes transportées par des ballons qui ont atterri dans les villes et dans les communautés agricoles adjacentes à l’enclave palestinienne.

Le 5 février, Tsahal avait réduit le périmètre de la zone de pêche autorisée à 10 milles nautiques à Gaza et annulé environ 500 autorisations de voyage après des semaines de tirs de roquettes réguliers et le lancement de ballons incendiaires et explosifs vers le territoire israélien.

Mardi dernier, Israël a fait savoir que l’Etat juif élargirait la zone ouverte aux pêcheurs à 15 milles nautiques et reverrait à la hausse le nombre de permis de travail à 2 000 suite à trois jours de calme relatif au sein de l’enclave côtière.

L’Etat juif a précisé que ces restrictions continueraient à s’appliquer si le calme devait persister.

Des ballons attachés à un dispositif incendiaire prêts à être envoyés en Israël, près de la frontière entre Israël et Gaza à l’est du camp de réfugiés d’Al-Bureij dans le centre de la bande de Gaza, le 22 janvier 2020. (Crédit : Ali Ahmed/ Flash90)

Dans le même temps, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a averti que l’armée prévoyait « une grosse surprise » pour le Hamas si le groupe terroriste ne parvenait pas à enrayer les violences vers le sud d’Israël. Certaines informations indiquaient que les responsables israéliens songeaient à assassiner deux hauts-membres du Hamas.

Le Premier ministre avait indiqué qu’il ne soumettrait aucune décision sur Gaza au « calendrier politique » – les élections du 2 mars approchant à grands pas, ajoutant qu’il choisirait « le bon moment pour passer à l’action ».

Le site panarabe Al-Araby Al-Jadeed, basé à Londres, a fait savoir la semaine dernière qu’une délégation des renseignements égyptiens qui s’était rendue dans la bande de Gaza avait pris la décision de se rendre dans l’enclave côtière après avoir appris que l’Etat juif envisageait d’assassiner deux personnalités du Hamas. Selon le même site, des sources auraient fait savoir que le Caire était parvenu à convaincre Israël de suspendre l’assassinat de Yahya Sinwar, chef du Hamas dans la bande de Gaza, et celui de Marwan Issa, chef de son aile armée, les brigades Ezzedine al-Qassam.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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