Un résident druze israélien libéré après 12 ans de prison en Syrie
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Un résident druze israélien libéré après 12 ans de prison en Syrie

Bargas Awidat avait disparu à Damas en 2004 ; sept ans plus tard, sa famille a appris qu'il purgeait une peine à perpétuité pour "espionnage"

Un homme porte un drapeau syrien et un poster du présidet Bashar Al Assad au cours d'une manifestation pro armée syrienne, à Majdal Shams, lundi (Crédit : Melanie Lidman/Times of Israel)
Un homme porte un drapeau syrien et un poster du présidet Bashar Al Assad au cours d'une manifestation pro armée syrienne, à Majdal Shams, lundi (Crédit : Melanie Lidman/Times of Israel)

Un « espion israélien » a été libéré lundi après avoir purgé 12 ans dans les prisons syriennes.

Bargas Awidat, 47 ans, un homme druze du village israélien Majdal Shams, sur le plateau du Golan, avait disparu en Syrie en 2004 après être allé à Damas en 2002 pour étudier la médecine dentaire. Ce n’est qu’en 2011 que sa famille a appris qu’il avait été enlevé par la police secrète du régime Assad et purgeait une peine de prison à vie pour des accusations d’espionnage pour Israël.

Awidat a été libéré dans la communauté druze de Sweida, dans le sud de la Syrie, lundi. Il est désormais en chemin vers Israël, via la Jordanie, rapporte le site d’informations NRG.

Awidat fait partie d’une communauté druze sur le plateau du Golan qui entretient des liens étroits avec les Druzes du sud de la Syrie.

Beaucoup de Druzes du Golan sont ouvertement favorables au régime d’Assad. Les membres de la communauté se déplacent souvent en Syrie pour des mariages ou pour y étudier et restent en contact avec leurs familles élargies dans les villes du sud du pays.

Bargas Awidat, un prétendu espion pour Israël, peu après sa libération après avoir fait 12 ans de prison pour des accusations d'espionnage, le 2 mai 2016 (Crédit : Facebook/Ayoub Kara)
Bargas Awidat, un prétendu espion pour Israël, peu après sa libération après avoir fait 12 ans de prison pour des accusations d’espionnage, le 2 mai 2016 (Crédit : Facebook/Ayoub Kara)

Après sa disparition, des efforts concertés ont été entrepris pour le localiser, y compris par sa mère, Said, qui s’est rendue en Syrie.

Ce n’est que six ans après sa disparition que sa famille a appris qu’il était dans la prison d’Al-Adra à Damas, après avoir été enlevé dans son dortoir universitaire, en 2004, par la « division de la Palestine » de la police secrète syrienne.

Le politicien israélien druze Ayoub Kara (Likud), qui est vice-ministre des Affaires régionales, a contribué à faciliter une visite en prison pour la mère d’Awidat en 2011.

Said Awidat, à gauche, la mère du prétendu espion israélien, Bargas Awidat, qui a été libéré d'une prison syrienne lundi 2 mai 2016, après avoir purgé 12 ans pour espionnage présumé (Crédit : capture d'écran Facebook / Ayoub Kara)
Said Awidat, à gauche, la mère du prétendu espion israélien, Bargas Awidat, qui a été libéré d’une prison syrienne lundi 2 mai 2016, après avoir purgé 12 ans pour espionnage présumé (Crédit : capture d’écran Facebook / Ayoub Kara)

Kara a déclaré dans un communiqué, mardi, qu’Awidat « ne comprend toujours pas pourquoi il a été arrêté, malgré les accusations d’espionnage ».

Il a attribué la libération d’Adiwat à la « pression continue » exercée, y compris par le gouvernement israélien. Les autorités syriennes « ont décidé de [le] libérer afin de faire baisser la pression », a-t-il dit.

Awidat doit probablement sa libération à la guerre civile qui a ravagé le pays. La prison d’Adra est devenue un territoire extrêmement contesté depuis que la guerre a éclaté, en 2011, poussant le régime de Damas à transférer ses détenus dans d’autres prisons du pays.

Dans le but de maintenir de bonnes relations avec les Druzes du pays, qui ont déployé leurs propres milices au milieu du chaos, Assad a transféré des prisonniers Druzes, y compris Awidat, à la prison de Sweida, qui se trouve sur le territoire druze.

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