Un responsable du Trésor américain au Liban sur fond d’enquête sur le Hezbollah
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Un responsable du Trésor américain au Liban sur fond d’enquête sur le Hezbollah

Le Congrès américain a adopté en 2015 une loi prévoyant des sanctions contre les banques finançant sciemment le groupe terroriste chiite libanais

Le dirigeant du Hezbollah Hassan Nasrallah donne un discours depuis Beyrouth au Liban, le 12 mai 2016 (Crédit : capture d'écran Press TV)
Le dirigeant du Hezbollah Hassan Nasrallah donne un discours depuis Beyrouth au Liban, le 12 mai 2016 (Crédit : capture d'écran Press TV)

Un haut responsable du Trésor américain était lundi au Liban où il a rencontré le chef de l’Etat Michel Aoun, a annoncé la présidence libanaise alors que Washington a lancé une enquête sur le « narcoterrorisme » présumé du puissant mouvement terroriste chiite du Hezbollah.

La justice américaine a formé le 11 janvier une équipe spéciale chargée d’enquêter sur « le financement et le narcoterrorisme du Hezbollah », poids lourd de la vie politique libanaise considéré par les Etats-Unis comme un groupe « terroriste ».

Le mouvement terroriste libanais représenté au gouvernement et au Parlement est également un acteur-clé de la guerre qui ravage la Syrie voisine depuis 2011, où il combat aux côtés du régime de Bachar al-Assad contre les groupes rebelles et jihadistes.

Le secrétaire adjoint du Trésor américain pour le financement du terrorisme, Marshall Billingslea, a rencontré lundi dans la capitale libanaise le Premier ministre Saad Hariri et le président Aoun.

« Le Liban participe activement aux efforts mondiaux visant à lutter contre le financement du terrorisme et le blanchiment d’argent », a assuré M. Aoun selon un communiqué de la présidence.

Michel Aoun, président du Liban, en 2015. (Crédit : capture d’écran YouTube)

« Les services de sécurité libanais se montrent vigilants dans la poursuite des cellules terroristes et la lutte contre le trafic de drogue », selon le texte.

Le Congrès américain avait adopté en 2015 une loi prévoyant des sanctions contre les banques finançant sciemment le Hezbollah.

Selon les enquêteurs américains, le réseau du Hezbollah comprendrait des livraisons de cocaïne entre l’Amérique latine et l’Europe ou les Etats-Unis, et un circuit de blanchiment entre des sociétés-écran du Panama, des banques libanaises et même l’exportation de voitures d’occasion des Etats-Unis vers l’Afrique de l’Ouest.

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a démenti vendredi que son mouvement s’adonne au trafic de drogue pour se financer. « Ce sont des accusations injustes qui ne se basent sur aucun fait, qui ne sont pas vraies », a-t-il lancé.

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