Des émeutiers ultra-orthodoxes ont agressé aujourd’hui un homme d’un certain âge à Jérusalem, alors que de violentes manifestations se poursuivent pour protester contre les autopsies approuvées par le tribunal de deux bébés décédés hier dans une crèche illégale, a déclaré la police israélienne.
Selon les forces de l’ordre, des manifestants ont bloqué la rue Bar Ilan avec de grosses pierres et ont jeté l’homme âgé sur la chaussée lorsqu’il a tenté de retirer les pierres. La scène a été filmée en direct par les caméras de surveillance de la police.
Des émeutiers ultra-orthodoxes protestant contre les autopsies de deux bébés agressant un homme âgé qui tentait de dégager des pierres de la rue, à Jérusalem, le 20 janvier 2026. (Crédit : Police israélienne)
Par ailleurs, la police a arrêté un suspect qui poussait manifestement des pierres sur la route dans le but de bloquer la circulation.
La police a déclaré que les émeutiers avaient « franchi toutes les lignes rouges » et les a accusés d’avoir délibérément blessé des civils et des agents.
Les forces de police se sont engagées à continuer d’agir « avec fermeté » pour rétablir l’ordre public et traduire en justice les personnes impliquées.
Les manifestations de Haredim se sont poursuivies à Jérusalem et à Beit Shemesh contre les autopsies prévues de Leah Goloventzitz, âgée de quatre mois, et d’Aharon Katz, âgé de six mois.
Les parents des deux bébés décédés s’y opposent toutefois, car les Juifs orthodoxes considèrent toute manipulation d’un cadavre comme une profanation.
L’affaire a été portée devant le tribunal de première instance de Jérusalem. Hier soir, le juge a donné raison aux autorités israéliennes.
La famille Katz, ainsi que le service d’urgence ultra-orthodoxe ZAKA, ont fait appel de cette décision devant la Cour suprême, qui devrait examiner l’affaire cet après-midi.
Deux personnes soupçonnées d’être responsables de ces décès comparaîtront aujourd’hui devant le tribunal de Jérusalem pour une audience sur leur détention.
Selon certaines informations, elles sont soupçonnées d’homicide involontaire et de négligence.