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Un restaurant ayant un cuisinier non-juif privé de son certificat de casheroute

Les réseaux sociaux appellent à soutenir "Kalo" ; le propriétaire rapporte que le superviseur a exigé que les employés non juifs ne puissent pas utiliser le fourneau d'induction

Illustration : un chef cuisinier au travail.(Crédit : iStock by Getty Images)
Illustration : un chef cuisinier au travail.(Crédit : iStock by Getty Images)

Un restaurant de Jérusalem a été privé de son certificat casher lundi, car l’établissement emploie un cuisinier non-juif, a rapporté son propriétaire.

Yaakov Ben Elul, le propriétaire de « Kalo », sur la route de Bethléem, a déclaré qu’un superviseur casher qui est arrivé au restaurant a exigé que le cuisinier arrête de faire des omelettes.

Pour les certificats casher réguliers, le rabbinat exige que seuls les travailleurs juifs allument le feu sur le fourneau, mais il n’est pas interdit aux non-Juifs de cuisiner.

Cependant, le restaurant a récemment installé un four à induction, ce qui a apparemment incité le superviseur à statuer que le cuisinier Mustafa ne pouvait plus du tout l’utiliser.

« Il manquait de respect à mon employé et lui disait qu’il ne pouvait pas travailler ici… et qu’il voulait retirer la certification », a dénoncé Yaakov Ben Elul au journal Kol Hair de Jérusalem. Je lui ai dit : « Si tu ne me respectes pas ici, je ne peux pas te respecter. Tu dois au moins respecter l’homme à qui tu parles. Alors il m’a dit : ‘Je reprends le certificat' ».

« Depuis 25 ans, le restaurant a un certificat de casheroute. À la fin, j’ai dit : ‘Vous voulez la certification ? Prenez-la' ».

Sur les réseaux sociaux, les appels se sont multipliés pour que le public soutienne « Kalo » suite aux actions du superviseur, beaucoup y voyant le dernier exemple en date de l’excès de zèle du rabbinat.

Les critiques soutiennent depuis – très longtemps – que le système de supervision de la casheroute du Rabbinat est mal géré et criblé de corruption et de pots-de-vin, et constitue un goulot d’étranglement qui contribue à faire monter le coût de la nourriture.

De nombreux opposants au monopole du rabbinat, des courants juifs libéraux à certains rabbins municipaux israéliens, ont également fait valoir que le statut rituel de la nourriture est une question religieuse sur laquelle les différentes traditions peuvent être en désaccord, et que le contrôle du rabbinat sur le terme même de « casher » dans l’espace public israélien équivaut donc à une oppression religieuse de l’État.

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