Un scientifique et un médecin de Gaza retrouvés morts en Algérie
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Un scientifique et un médecin de Gaza retrouvés morts en Algérie

Certains affirment que les deux hommes ont été assassinés suite aux meurtres récents de deux scientifiques du Hamas. Selon d'autres informations, ils auraient péri dans un accident

La baie d'Alger vue du ciel en Algérie, le 1er novembre 2004 (Crédit : PhR61/ CC-BY-2.0)
La baie d'Alger vue du ciel en Algérie, le 1er novembre 2004 (Crédit : PhR61/ CC-BY-2.0)

Un scientifique et un docteur de la bande de Gaza sont morts en Algérie dimanche dans des circonstances inexpliquées, ont fait savoir les médias palestiniens, faisant naître les suppositions qu’ils aient pu être assassinés.

Selon les informations transmises, l’ambassade palestinienne en Algérie a informé les familles des deux individus que ces derniers auraient été retrouvés morts dans leur appartement, apparemment suite à une fuite de gaz ou à un dysfonctionnement du système électrique.

Les autorités algériennes travaillent encore à déterminer la cause de leurs décès.

Certains reportages parus dans les médias arabes ont affirmé qu’ils avaient été assassinés, mais cette information n’a pas été confirmée. Il y a eu deux dossiers de meurtres de scientifiques palestiniens de haut-niveau affiliés au groupe terroriste du Hamas ces derniers mois, qui ont été attribués à Israël.

Les deux hommes seraient originaires de Khan Younis, dans le sud de l’enclave côtière. Leur éventuelle affiliation au Hamas, le groupe terroriste à la tête de la bande, reste indéterminée.

Au mois d’avril, le Hamas avait accusé l’agence d’espionnage israélienne du Mossad d’avoir tué l’un de ses scientifiques qui vivait en Malaisie au cours d’une fusillade. Le tireur se trouvait à bord d’un véhicule en circulation qui avait pris la fuite.

Des Palestiniens se rassemblent en deuil devant la maison familiale du professeur de 35 ans et membre du Hamas Fadi Mohammad al-Batsh, qui a été tué tôt dans la journée en Malaisie, à Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza, le 21 avril 2018. (AFP PHOTO / MAHMUD JAMBON)

Le Hamas avait juré de se venger d’Israël après le meurtre de Fadi Mohammad al-Batsh qui, avait dit le groupe, était commandant de son aile militaire. Les médias israéliens avaient fait savoir que Batsh assumait un rôle déterminant dans un programme de drone développé par le Hamas et qu’il était expert en roquettes.

La mort de Batsh était survenue après le meurtre de l’ingénieur tunisien Mohamed Zouari aux abords de son domicile dans la ville portuaire de Sfax au mois de décembre 2016, une fusillade qui avait également été attribuée à l’Etat juif.

Zouari aurait été le chef du programme de drone du groupe terroriste palestinien.

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