Israël en guerre - Jour 198

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Un soldate, souffrant de TSPT après des abus sexuels, accusée de désertion

La femme dit avoir été agressée par un terroriste palestinien alors qu'elle était gardienne de prison ; elle a quitté sa base après que son état mental s'est aggravé

Illustration : Le camp de détention de Ktziot, le 13 septembre 2022. (Crédit : Nati Shohat/FLASH90)
Illustration : Le camp de détention de Ktziot, le 13 septembre 2022. (Crédit : Nati Shohat/FLASH90)

Une soldate qui a développé un trouble de stress post-traumatique (TSPT) après avoir été abusée sexuellement pendant son service militaire serait accusée de s’être absentée sans permission, près de deux ans après avoir quitté sa base en raison de la détérioration de son état mental.

Le corps des avocats généraux militaires a inculpé la femme pour désertion, son avocat de la défense militaire rétorquant que l’armée israélienne est responsable de sa situation, a rapporté lundi la chaîne publique Kan.

L’ancienne militaire a raconté l’incident d’abus sexuel, qui s’est produit il y a environ trois ans, lors d’une interview avec Kan.

Elle a déclaré qu’elle était gardienne de prison à la prison de Megiddo, dans un quartier abritant des prisonniers de sécurité – principalement des Palestiniens condamnés pour terrorisme. Le gouvernement actuel s’est récemment engagé à ne plus placer de soldats conscrits dans ces quartiers.

« J’étais seule avec le détenu et il m’a attrapé l’épaule, a glissé sa main vers ma poitrine et m’a ensuite frappé dans les côtes », a-t-elle déclaré.

Un officier de police a ensuite été envoyé pour prendre sa plainte, mais il lui a expliqué que cela ne servait à rien puisque le prisonnier qui l’avait attaquée était de toute façon déjà condamné à de nombreuses années derrière les barreaux, selon le reportage.

« Les prisonniers de la sécurité faisaient des commentaires, inséraient des miroirs sous les barreaux. À chaque instant, j’avais peur qu’ils sortent un couteau. Je devais les accompagner alors qu’ils n’étaient parfois menottés qu’aux jambes. Les femmes ne doivent pas servir dans de pareils endroits, c’est un traumatisme à vie », a déclaré la soldate, qui n’a pas été nommée dans le reportage.

Elle a dit qu’elle avait demandé à être relocalisée et avait été transférée sur une base militaire. Mais peu avant la fin de son service obligatoire de deux ans, elle a développé un TSPT et une anorexie qui se sont aggravés jusqu’à ce qu’elle quitte sa base sans permission et ne revienne pas.

L’unité du porte-parole de Tsahal a déclaré à Kan que « la soldate a été inculpée pour s’être soustraite au service militaire pendant près de deux ans. La période d’absence pour laquelle elle a été accusée a commencé immédiatement après une absence précédente de plusieurs semaines, pour laquelle elle a reçu une audience disciplinaire.

« Compte tenu de l’état personnel de la soldate, il a été décidé de ne pas l’arrêter ».

« Au lieu d’apprécier la soldate pour ses contributions et son service important, suite à quoi son état physique et mental s’est détérioré, ils ont entamé une procédure pénale contre elle. Nous nous efforcerons d’annuler l’acte d’accusation », a déclaré Oren Lieber, l’avocat de la défense militaire représentant la femme.

Le ministre de la Défense Yoav Gallant, au centre, parle au ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir après un vote de la Knesset à Jérusalem, le 15 février 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Au début du mois, le ministre de la Défense Yoav Gallant et le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir ont annoncé que les soldats conscrits de Tsahal cesseraient de servir comme gardiens de prison dans les sections abritant des terroristes condamnés dans les six mois, en raison d’incidents répétés d’abus sexuels commis par des détenus dans ces quartiers. Il s’agit d’un engament que le prédécesseur de Galant, Benny Gantz, avait pris.

Ben Gvir a déclaré le mois dernier que les soldats israéliens continueraient à travailler au sein du Service pénitentiaire israélien au « deuxième niveau de protection », qui comprend la surveillance du bâtiment, avec des interactions limitées avec les prisonniers.

En décembre, un groupe d’étude mandaté par Gantz et chargé d’examiner la question avait recommandé la suppression progressive de cet arrangement.

Un certain nombre d’anciens soldats ayant servi comme gardiens de prison ont fait des déclarations retentissantes d’agressions sexuelles et de viols commis par des détenus terroristes – souvent appelés prisonniers de sécurité – souvent avec la complicité des commandants de prison. L’année dernière, au moins six femmes se sont manifestées pour affirmer que les soldates étaient régulièrement « prostituées » pour être abusées par des prisonniers de sécurité à la prison de Gilboa, un établissement pénitentiaire de haute sécurité dans le nord d’Israël.

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