Un village palestinien ciblé par des crimes racistes
Rechercher

Un village palestinien ciblé par des crimes racistes

Des slogans tels que "Vengeance" et "Assez d’ordres administratifs" ont été découverts sur les murs d’al-Mughayir dans le centre de la Cisjordanie

Des graffitis anti-arabes dans le village palestinien d'al-Mughayir au centre de la Cisjordanie, le 25 novembre 2018. (Crédit : unité du porte-parole de la police)
Des graffitis anti-arabes dans le village palestinien d'al-Mughayir au centre de la Cisjordanie, le 25 novembre 2018. (Crédit : unité du porte-parole de la police)

Dimanche, un certain nombre de véhicules ont été endommagés et des graffiti ont été peints dans la nuit sur les murs et les voitures du village palestinien d’al-Mughayir qui se trouve en Cisjordanie, selon la police. Ces incidents ont lieu dans le contexte d’une flambée de crimes racistes de l’extrême droite.

Les pneus des véhicules ont été crevés, et des slogans comme « vengeance », « Prix à payer » et « Assez d’ordres administratifs » ont été découverts sur les murs et les voitures.

« Prix à payer » est un slogan qui a été utilisé au cours des dernières années par l’extrême droite israélienne pour justifier ses attaques contre les Palestiniens. Cela fait référence aux attaques menées en représailles aux attaques terroristes et aux actions du gouvernement israélien considérées hostiles au mouvement des implantations.

Les ordres administratifs, qui sont utilisés pour empêcher la violence des habitants d’implantations, peuvent inclure de la détention préventive, des interdictions d’entrer dans l’ensemble de la Cisjordanie, et des interdictions de contacter certaines individus, mais aussi des couvre-feux.

Des graffitis anti-arabes dans le village palestinien d’al-Mughayir au centre de la Cisjordanie, le 25 novembre 2018. (Crédit : unité du porte-parole de la police)

Beaucoup de ceux que l’on a surnommés les « Jeunes des collines » du mouvement des implantations ont très fortement critiqué les ordres administratifs prononcés contre les activistes suspectés d’avoir commis des attaques contre des Palestiniens en Cisjordanie et des non-Juifs en Israël.

La détention administrative est aussi largement employée contre les Palestiniens, et a fait l’objet de critiques de la part de nombreux groupes puisqu’elle permet à Israël de maintenir en détention des suspects pendant de longues périodes de temps sans procès, sans accès à un avocat, ni même sans savoir de quoi les détenus sont accusés.

Vendredi matin, les Palestiniens de deux villages dans le nord de la Cisjordanie ont déclaré que des dizaines de voitures avaient été endommagées dans le nuit, avec des graffiti qui avaient été peints sur différentes surfaces, dans ce que l’on pensait être des attaques d’habitants des implantations extrémistes.

Deux hommes israéliens sont entrés dans le village d’Asira al-Qibliya, situé à proximité de Naplouse. Ils y ont crevé les pneus d’environ 12 voitures, ont déclaré des Palestiniens au groupe de défense des droits de l’homme Yesh Din. Des délinquants ont également peint au spray une Etoile de David avec le slogan « Combattez l’ennemi, pas l’ami », a précisé le groupe.

Une voiture palestinienne sur laquelle une étoile de David a été peinte dans la ville d’Urif, dans le nord de la Cisjordanie, le 23 novembre 2018 (Autorisation)

A côté d’Hawara, les pneus d’environ 13 voitures ont été crevés, et des graffiti racistes ont été gribouillés sur les murs d’une école, avec le slogan « Evacuer Yitzhar = Prix à payer ».

Yitzhar est une implantation à proximité, certains des résidents ont été liés à des attaques terroristes contre des Palestiniens.

Les résidents palestiniens de la région de Naplouse sont souvent les cibles de telles attaques.

Vendredi matin, dans un autre incident, la police a ouvert une enquête après que les pneus de plusieurs voitures ont été crevés dans Jérusalem est.

La police a déclaré que les voitures ont été endommagées dans deux endroits dans ce qui serait un crime raciste anti-arabe.

Une photographie de la scène montrait un camion recouvert de graffiti « Assez du terrorisme arabe ».

Mercredi dernier, des résidents palestiniens d’Urif dans le nord de la Cisjordanie ont été réveillés pour trouver leur voiture en feu avec des graffiti peints en hébreu sur les murs d’un bâtiment.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...