Un village palestinien vandalisé deux fois ce mois-ci : un crime de haine ?
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Un village palestinien vandalisé deux fois ce mois-ci : un crime de haine ?

Une voiture incendiée et un mur couvert de graffitis dans le village d'Asira al-Qibliya, en Cisjordanie, à proximité d’une zone de tension d’implantations et d'avant-postes

Une voiture familiale incendiée dans le village palestinien d'Asira al-Qibliya en Cisjordanie dans ce qui apparaît comme un crime de haine, 28 août 2020. (Autorisation : Yesh Din)
Une voiture familiale incendiée dans le village palestinien d'Asira al-Qibliya en Cisjordanie dans ce qui apparaît comme un crime de haine, 28 août 2020. (Autorisation : Yesh Din)

Un village palestinien de Cisjordanie a été vandalisé pendant la nuit pour la deuxième fois ce mois-ci dans le cadre d’une attaque présumée de crime de haine, ont rapporté vendredi les médias israéliens.

Des habitants d’Asira al-Qibliya ont retrouvé un véhicule endommagé et un graffiti en hébreu sur un mur voisin, selon la chaîne publique Kan.

Sur le mur, la phrase « Le sang juif n’est pas bon marché » – un slogan couramment utilisé par les militants de droite – a été inscrite à la bombe.

Le groupe de défense des droits de l’homme Yesh Din a déclaré que la voiture appartenait à une famille et a été incendiée pendant qu’ils dormaient dans leur maison voisine.

Plus tôt ce mois-ci, des habitants d’Asira al-Qibliya ont découvert qu’un tracteur, stationné dans une carrière entre leur village et le village voisin Urif, avait été incendié, causant de lourds dégâts, a déclaré le groupe de défense des droits Yesh Din.

Asira al-Qibliya est proche de l’implantation de Yitzhar en Cisjordanie et de ses avant-postes, considérée comme l’un des épicentres de la violence des habitants des implantations, qui ont à plusieurs reprises mené des attaques contre les Palestiniens et leurs biens.

Selon Yesh Din, une recrudescence des attaques racistes contre les Palestiniens et leurs biens par des résidents d’extrême droite a eu lieu depuis quelques mois.

Si la majorité des attaques d’extrême droite visent des maisons, entreprises, exploitations agricoles et des voitures, il y a eu également quelques attaques contre des mosquées dans des villes palestiniennes et des communautés arabes israéliennes. À la fin du mois de juillet, des pyromanes auraient incendié une mosquée à al-Bireh, près de Ramallah, et y auraient tagué des slogans en hébreu.

Yesh Din a expliqué que les mois de mars à mai avaient été particulièrement violents, alors que des villages palestiniens ont été la cible de 44 attaques dites « prix-à-payer ».

Parmi ces cas, 21 impliquaient des violences contre des Palestiniens tandis que le reste des attaques visaient leurs biens, selon Yesh Din.

14 de ces incidents ont eu lieu dans la région de Naplouse dans le nord de la Cisjordanie, 10 ont été rapportés dans la région de Ramallah dans le centre et huit ont été signalés dans la région de Hébron, dans le sud.

Les arrestations contre des suspects de crimes haineux visant les Palestiniens et leurs biens sont rares.

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