Une attaque contre une base militaire entraîne la mort de deux des assaillants
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Une attaque contre une base militaire entraîne la mort de deux des assaillants

Il n'y aurait pas eu de blessés du côté israélien dans cette attaque aux abords de la frontière de la Cisjordanie ; une enquête est en cours dans un contexte de vives tensions

Une mitraillette artisanale "Carlo" sur le sol suite à une tentative d'attentat à l'arme à feu dans le nord de la Cisjordanie, le 7 avril 2021. (Autorisation)
Une mitraillette artisanale "Carlo" sur le sol suite à une tentative d'attentat à l'arme à feu dans le nord de la Cisjordanie, le 7 avril 2021. (Autorisation)

Trois Palestiniens ont ouvert le feu tôt vendredi en direction d’une base de la police des frontières sur le territoire israélien, au nord de la Cisjordanie. Deux attaquants sont morts et un troisième a été blessé lorsque les agents présents sur les lieux ont riposté aux tirs.

Il n’y aurait pas eu de blessés du côté israélien lors de cet incident qui a eu lieu au portail de la base de la police des frontières de Salem, qui chevauche la frontière avec la Cisjordanie.

Selon la chaîne Kan, une enquête est en cours pour déterminer si les trois membres de cette cellule ont atteint la base à travers une brèche dans la clôture frontalière.

« Les terroristes ont ouvert le feu au portail de la base. Les agents de la police des frontières et un soldat de Tsahal ont répondu par des tirs et ont neutralisé les trois terroristes », a noté la police dans un communiqué.

L’attaquant blessé a été évacué à l’hôpital Emek, près d’Afula, par l’armée, où il a été pris en charge.

En plus des mitraillettes artisanales de type Carlo qui ont été utilisées par les assaillants, des couteaux ont été retrouvés sur les corps sans vie, ont indiqué les médias.

La police se prépare dans un contexte de tensions à Jérusalem pour le dernier week-end du ramadan, le 7 mai 2021. (Crédit : Police israélienne)

Cette attaque survient dans un contexte de hausse des tensions à Jérusalem, en Cisjordanie et le long de la frontière avec la bande de Gaza. La police a renforcé ses effectifs à Jérusalem, vendredi, avant les prières qui lanceront le dernier week-end du ramadan.

Elle a lieu également au lendemain des funérailles de Yehuda Guetta, un étudiant de 19 ans qui avait reçu une balle dans la tête lors d’une fusillade au carrefour de Tapuah, au début de la semaine. Le jeune homme, grièvement touché, a finalement succombé à ses blessures mercredi soir.

Les tensions sont également élevées dans le quartier Sheikh Jarrah de Jérusalem-Est, où des manifestations ont eu lieu pendant toute la semaine dernière pour dénoncer la possible expulsion de dizaines de Palestiniens suite à une longue bataille judiciaire avec des Juifs israéliens de droite qui s’efforcent d’acquérir des biens immobiliers dans ce secteur qui se situe au nord de la Vieille Ville de Jérusalem.

Les affrontements ont fait naître les craintes d’un conflit plus large avec le groupe terroriste du Hamas et d’autres factions de Gaza, qui ont pour leur part menacé d’une recrudescence des violences pour dissuader l’État juif de mener à bien ces expulsions.

Jeudi, l’aile militaire du Jihad islamique palestinien a indiqué qu’Israël serait tenu pour responsable « de toutes les gouttes de sang qui couleront en Palestine », au lendemain de la mort d’un adolescent palestinien âgé de 16 ans lors d’affrontements avec la police israélienne.

Reprenant une rhétorique similaire, l’aile armée du Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP), un autre groupe terroriste de Gaza, a averti Israël de « ne pas tester la patience de nos combattants » dans une déclaration faite jeudi soir.

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