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Une cagnotte pour un poème épique du 16e siècle en vieux yiddish traduit en français

Texte d’exception d’Elia Levita pour la première fois traduit en français, le livre sortira prochainement aux éditions de l'Antilope

"Le Chevalier Paris et la Princesse Vienne" d’Elia Levita. (Éditions de l'Antilope)
"Le Chevalier Paris et la Princesse Vienne" d’Elia Levita. (Éditions de l'Antilope)

Le Chevalier Paris et la Princesse Vienne est un poème épique du 16e siècle écrit en yiddish ancien par l’écrivain juif germano-italien Elia Levita.

Texte d’exception pour la première fois traduit en français, le livre sortira prochainement aux éditions de l’Antilope.

Pour mener à bien ce projet, une cagnotte a été lancée sur le site KissKissBankBank, avec une prévente du livre. La campagne de financement s’achèvera mi-septembre.

Pariz un Vienè, le titre en yiddish, est l’adaptation d’une grande histoire d’amour entre le chevalier Paris et la princesse Vienne, écrite en provençal au début du 16e siècle et intitulée Paris et Vienne, en référence aux deux villes françaises. Très vite, cette version provençale est adaptée dans la plupart des langues européennes.

Pour la version yiddish, Elia Levita, qui vivait en Italie, s’inspire de la version italienne.

(Éditions de l’Antilope)

Chacun des dix chants de ce poème épique est introduit par un prologue satirique – une innovation poétique majeure héritée de L’Arioste (Ludovico Ariosto), un grand poète italien contemporain d’Elia Levita – grâce auquel l’auteur tend un miroir à la société juive.

Son roman relate, sous une versification très fine, l’histoire d’amour entre Paris et Vienne. L’union entre Paris, fils de messire Jakom, et Vienne, fille unique de Dauphin et de Diane, est impossible. Leur passion est contrariée par le poids des contraintes sociales. Sans compter les mille et une embûches et les épisodes guerriers qui constituent autant d’intrigues dans l’intrigue.

« Avec la version yiddish, Elia Levita modifie radicalement la portée du poème : ce n’est plus seulement un roman courtois, mais un texte imprégné d’une connaissance profonde des pratiques et des croyances juives. Il joue avec le goût de ses contemporains pour la littérature chevaleresque. Il tend à ses lecteurs un miroir de façon ludique et espiègle. Le monde qui en ressort n’est ni juif ni chrétien, il est les deux à la fois comme si ces distinctions n’avaient aucune importance », écrivent les éditions de l’Antilope.

Le poème a été traduit par Arnaud Bikard, maître de conférences à l’Inalco et spécialiste de littérature yiddish ancienne.

Elia Levita a aussi écrit le Bovo-Bukh, un roman de chevalerie considéré comme l’un des premiers et des plus importants poèmes en vieux yiddish.

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