Une flottille à destination de Gaza interceptée par la marine
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Une flottille à destination de Gaza interceptée par la marine

Aucune violence n’a été signalée au cours de cette opération ; L'OLP a condamné l'interception par la marine israélienne

Des Palestiniens montrent leur solidarité avec une flottille pour Gaza de militantes internationales qui tentent de briser le blocus israélien sur la bande de Gaza, au port de Gaza Ville, le 5 octobre 2016. (Crédit : AFP/Mohammed Abed)
Des Palestiniens montrent leur solidarité avec une flottille pour Gaza de militantes internationales qui tentent de briser le blocus israélien sur la bande de Gaza, au port de Gaza Ville, le 5 octobre 2016. (Crédit : AFP/Mohammed Abed)

Selon divers articles et un communiqué de l’armée, l’armée israélienne a pris le contrôle de la flottille remplie de femmes et qui était à destination de Gaza.

Al-Jazeera avait rapporté que des canonniers israéliens ont intercepté le navire Zaytouna-Oliva et l’ont redirigé vers Ashdod.

Plus tôt, les organisateurs ont dit avoir perdu le contact avec le navire, probablement à cause du brouillage mis en place par l’armée israélienne, avant de prendre le contrôle du navire.

L’armée israélienne a envoyé des soldates pour cette opération d’interception. Des médias israéliens, citant pour certains des responsables militaires anonymes, ont confirmé que la flottille féminine de Gaza a été interceptée à 56 kilomètres de la côte.

Le bateau, qui comptait 13 femmes à bord, a été pris en charge par une équipe de soldates, une première pour l’armée israélienne.

« Selon les directives du gouvernement, et après avoir épuisé toutes les voies diplomatiques, la marine israélienne a redirigé le navire pour ne pas enfreindre le blocus maritime. La visite et la fouille du navire n’ont pas été concluantes. Selon la loi internationale, la marine israélienne a, à de nombreuses reprises, enjoint le navire de changer de cap avant d’entrer en action. ayant essuyé un refus, la marine a procédé a la fouille du navire dans les eaux internationales, afin d’éviter d’enfreindre le blocus maritime en vigueur dans la bande de Gaza, comme elle en avait l’intention, » pouvait-on lire dans la déclaration de l’armée.

Aucune violence n’a été signalée au cours de cette opération.

Les organisateurs avaient déclaré espérer atteindre la bande de Gaza dans la journée de mercredi, mais craignaient que l’armée ne tente de les arrêter quand il serait à environ 100 milles nautiques du territoire palestinien.

C’est généralement passé la ligne des 100 milles que les bateaux peuvent s’attendre à être interceptés par la marine israélienne comme cela a été le cas dans le passé.

« Le Zaytouna-Oliva a franchi la barre fatidique des 100 milles (nautiques) et tout se passe bien », a affirmé Claude Léostic, jointe par téléphone. Le bateau se trouvait en début d’après-midi à 60 milles des côtes de la bande de Gaza.

Des médias israéliens ont affirmé, citant des responsables sous couvert de l’anonymat, que l’Etat hébreu n’autoriserait pas le bateau à accoster et qu’il serait intercepté puis escorté jusqu’au port israélien d’Ashdod, frontalier de Gaza, comme en juin 2015.

Le Zaytouna-Oliva a levé les voiles à Barcelone en septembre.

Surnommée « la Flottille des femmes pour Gaza », elle fait partie de la plus large Coalition de la flottille de la liberté qui est constituée de bateaux pro-palestiniens qui cherchent régulièrement à atteindre Gaza pour tenter de briser le blocus.

Depuis 2008, plusieurs expéditions civiles ont tenté, à chaque fois en vain, de forcer le blocus de ce territoire miné par la pauvreté et le chômage. L’épisode le plus marquant reste celui de la flottille de 2010 quand un assaut israélien s’était soldé par la mort de dix citoyens turcs à bord du Mavi Marmara.

L’Organisation de libération de la Palestine (OLP) a condamné Israël pour avoir intercepté le Zaytouna-Oliva.

« La Palestine salue le mouvement de solidarité internationale en faveur de sa juste cause. L’OLP salue la dernière flottille composée d’un équipage entièrement féminin et qui comprenait entre autres des parlementaires, des écrivains et des militantes des droits de l’Homme, » lit-on dans une déclaration rédigée par Saeb Erekat.

« Nous appelons la puissance occupante à les libérer immédiatement, ainsi que leurs pays d’origine, tels l’Espagne, la Suède, la Norvège, l’Australie, le Canada et les États-Unis, à faire tout leur possible pour empêcher Israël de violer les droits de leurs concitoyens, » conclut Saeb Erekat.

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