Une lettre manuscrite d’Émile Zola aux enchères en Israël
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Une lettre manuscrite d’Émile Zola aux enchères en Israël

Ecrite après la condamnation de l'écrivain pour diffamation pour son "J'accuse", la lettre sera mise aux enchères le 20 septembre

La lettre "J'accuse" d'Emile Zola, publiée en 1898 dans L'Aurore. (Crédit : WikiCommons)
La lettre "J'accuse" d'Emile Zola, publiée en 1898 dans L'Aurore. (Crédit : WikiCommons)

« La vérité, je la dirai, car j’ai promis de la dire, si la justice, régulièrement saisie, ne la faisait pas, pleine et entière. Mon devoir est de parler, je ne veux pas être complice. »

« Je n’ai qu’une passion, celle de la lumière, au nom de l’humanité qui a tant souffert et qui a droit au bonheur. Ma protestation enflammée n’est que le cri de mon âme. » (Emile Zola, J’accuse …!, L’Aurore, 13 janvier 1898)

Ces mots du grand écrivain français, journaliste engagé et courageux révolutionnaire Emile Zola résonnent encore aujourd’hui et restent d’actualité.

Deux ans après son plaidoyer « Pour les Juifs » paru dans le journal Le Figaro en 1896 et dénonçant vigoureusement l’antisémitisme, Emile Zola s’engage à nouveau dans son célèbre article « J’Accuse…! », publié par le journal L’Aurore.

Emile Zola. (Crédit: WikiCommons)
Emile Zola. (Crédit: WikiCommons)

Au cœur de l’affaire Dreyfus, Emile Zola prend sa plume et écrit courageusement une lettre au président de la République d’alors, Félix Faure, pour rétablir la vérité sur les faits, combattre l’injustice et prendre la défense d’Alfred Dreyfus.

Zola y accuse les véritables responsables et coupables de l’erreur judiciaire qui a conduit à l’accusation de trahison faite à l’encontre d’Alfred Dreyfus, capitaine de l’armée française, juif d’origine alsacienne et polytechnicien qui sera finalement innocenté en 1906.

Le retentissement de l’article est considérable en France comme dans le monde et la réaction du gouvernement est rapide, avec l’assignation d’Émile Zola pour diffamation. Au terme d’un long procès, il est condamné à une peine de prison et à une lourde amende.

Avant que le jugement ne lui soit notifié, Emile Zola s’exile à Londres le 18 juillet 1898, pendant onze mois. Il y vit dans la solitude, travaille sur son nouveau roman et entretient quelques correspondances remarquables.

Lettre manuscrite d'Emile Zola à Ernest Alfred Vizetelly, écrite pendant son exil à Londres. (Crédit : maison de vente aux enchères Kedem)
Lettre manuscrite d’Emile Zola à Ernest Alfred Vizetelly, écrite pendant son exil à Londres. (Crédit : maison de vente aux enchères Kedem)

Parmi ses correspondances, une lettre manuscrite à son ami, traducteur et éditeur anglais, Ernest Alfred Vizetelly et simplement signée « Z ». Emile Zola y évoque son hébergement à Londres.

Cette lettre a été retrouvée.

Pour tous les Français vivant en Israël et tous les Israéliens férus de littérature ou d’histoire, s’offrir une bribe de l’intimité du grand romancier français et détenir un morceau d’histoire devient ainsi possible.

En effet, la maison de vente aux enchères Kedem, basée à Jérusalem et spécialisée dans les objets Judaica et ceux liés à la Terre d’Israël avant la création de l’Etat, met en vente la lettre manuscrite écrite à Londres par Emile Zola lors de sa prochaine vente le 20 septembre prochain.

Pour plus d’informations sur la lettre et sur la vente aux enchères de Kedem (ou pour vendre vos propres objets et antiquités) visitez le site www.kedem-auctions.com.

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