Une méthode de greffe de cheveux synthétiques d’un nouveau genre venue d’Israël
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Une méthode de greffe de cheveux synthétiques d’un nouveau genre venue d’Israël

La procédure s’élève à environ 7 000 euros par patient – environ le même prix qu’une procédure d’implantation classique, sans les mauvais côtés et effets secondaires

Capture d'écran du site Hairstetics.com.
Capture d'écran du site Hairstetics.com.

Début septembre, la radio Europe 1 a consacré quelques minutes de son antenne à une question : « Comment stopper la perte de cheveux ? » Un phénomène qui touche 90 % des hommes et 45 % des femmes.

Plusieurs méthodes ont ainsi été rappelées, et notamment un médicament qui stoppe la perte de cheveux, le Minoxidil, et les implants capillaires avec les propres cheveux du patient, extraits « dans des zones dont on sait qu’elles ne vont pas perdre en densité », qui peut s’avérer problématique pour certains patients.

Ghislaine Beilin, médecin esthétique et vice-présidente du syndicat des médecins esthétiques, interrogée par la radio, a également présenté une nouvelle méthode venue d’Israël, la greffe de cheveux synthétiques d’un nouveau genre, autorisée depuis juillet en France – jusqu’alors, des méthodes d’implantation cheveu par cheveu, peu fiables et compliquées, étaient possibles.

« On va prendre le même métal que les stents de cardiologie, du titane, pour faire des encoches miniaturisées – de la haute technologue chirurgicale – et on va accrocher dessus un cheveu synthétique, un fil de nylon de suture chirurgicale », explique Ghislaine Beilin.

Les cheveux implantés ressemblent ainsi aux propres cheveux du patient. « Les coiffeurs ne font pas la différence », explique la médecin. L’opération s’effectue sous anesthésie locale et ne présente aucun signe de rejet.

Le laboratoire Hairstetics, basé à Netanya, est à l’origine de l’invention, qui a nécessité cinq ans de travail. Il explique sur son site : « La procédure d’implantation est un processus par étapes. Tout d’abord, un test de pré-implantation est effectué au cours duquel un nombre limité d’implants capillaires est appliqué sur le cuir chevelu. L’implantation complète sera achevée au moins 8 semaines après, sous réserve de l’approbation du médecin traitant. L’implantation des cheveux est réalisée avec des cartouches pré-chargées d’implants capillaires de type anatomique. Chaque implant capillaire est relié mécaniquement à sa base à une encoche miniature afin de garantir une fixation immédiate et sécurisée au cuir chevelu (qui est 2,5 fois plus résistante que les cheveux naturels). La procédure en elle-même ne prend que 30 à 45 minutes au cours desquelles des ajustements en temps réel sont possibles afin de s’assurer que le patient est satisfait de son apparence. »

Le laboratoire promet : « Vous verrez un résultat immédiat et repartirez avec des implants capillaires d’aspect naturel. »

Dvir Keren, inventeur et entrepreneur en équipement médical, est le chercheur derrière Hairstetics. Auparavant, l’homme a fondé plusieurs sociétés qui ont breveté diverses inventions en cardiologie et en chirurgie.

« Je cherchais un gros marché », a-t-il expliqué au site Jewish Business News.

« J’ai été témoin du retour sur le marché du Botox contre les rides, et j’ai identifié le marché de la greffe de cheveux comme le prochain boom. Toutes les méthodes traditionnelles se sont avérées douloureuses, nécessitant une anesthésie, des résultats qui mettent longtemps à arriver – une technologie qui n’a pas bougé depuis des années. »

Plus de 10 millions de dollars ont été investis dans sa société. Les premiers implants ont été effectués en Inde, puis en France. Aujourd’hui, sept teintures de cheveux sont proposées. La procédure s’élève à environ 7 000 euros par patient – environ le même prix qu’une procédure d’implantation classique, sans les mauvais côtés et effets secondaires. Le marché est déjà ouvert en Israël, au Brésil et en Nouvelle-Zélande et au Japon, où des cliniques spécialisées ont été fondées.

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