Une Polonaise qui avait sauvé une famille juive de la Shoah s’éteint à 102 ans
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Une Polonaise qui avait sauvé une famille juive de la Shoah s’éteint à 102 ans

Krystyna Danko, Juste parmi les Nations, était célébrée comme "un ange de bonté" pour avoir sauvé la famille Kokoszko

Krystyna Danko reçoit des fleurs de Jonny Daniels dans son appartement de Varsovie, en Pologne, pour son 102e anniversaire, le 9 juillet 2019 (Crédit : From the Depths via JTA)
Krystyna Danko reçoit des fleurs de Jonny Daniels dans son appartement de Varsovie, en Pologne, pour son 102e anniversaire, le 9 juillet 2019 (Crédit : From the Depths via JTA)

JTA — Krystyna Danko, l’une des Justes les plus âgées et les plus reconnues par Israël, s’est éteinte mercredi à 102 ans.

Krystyna Danko, devenue sourde et aveugle il y a quelques années, est décédée chez elle à Varsovie. Elle est morte pendant son sommeil sur son lit médical que lui avaient offert récemment des survivants de la Shoah, a fait savoir dans un communiqué Jonny Daniels, fondateur de l’association mémorielle From the Depths qui a organisé la collecte ayant permis l’achat du lit.

Avant la Seconde Guerre mondiale, Krystyna Danko était orpheline. Elle a été recueillie par une famille juive du nom de Kokoszko à Otwock, près de Varsovie. Pendant la guerre, Krystyna Danko a sauvé les quatre membres de la famille presque toute seule, d’après son dossier à Yad Vashem, l’organisme israélien consacré à la mémoire de la Shoah.

Elle est faite Juste parmi les Nations en 1998 par Yad Vashem, dont le site décrit ses efforts comme « incroyables »  — un commentaire rare pour le mémorial.

Son fils, Wojciech, a noté dans un communiqué : « C’était la mère la plus merveilleuse, débordant de chaleur et d’empathie [ainsi que d’un grand sens de l’humour]. Elle a offert le meilleur à ses trois enfants. Elle a soutenu son mari Mieczysław pendant ses cinq années d’emprisonnement pendant la terreur stalinienne, élevant ses enfants dans des conditions difficiles et soutenant financièrement sa famille ».

Dans un éloge funéraire, Jonny Daniels l’a qualifiée « [d’]ange du bien et de la justice et un rayon de lumière dans un monde obscur et difficile ».

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