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Université de Lille: Deux étudiants du collectif Golem dénoncent une « humiliation antisémite publique »

Ils disent avoir été pris à partie et forcés de quitter une conférence sur le conflit israélo-palestinien

Le logo du collectif antiraciste juif de gauche "Golem" collé sur un mur du centre de Paris, le 21 janvier 2024. (Crédit : Antoine Boyer/AFP)
Le logo du collectif antiraciste juif de gauche "Golem" collé sur un mur du centre de Paris, le 21 janvier 2024. (Crédit : Antoine Boyer/AFP)

Lors d’une table-ronde « Israël/Palestine – comment la communauté universitaire s’engage ? » le 21 mai à l’Université de Lille, deux membres du collectif Golem, un mouvement de jeunes « juifs et juives de gauche », qui étaient invités à l’évènement, ont été victimes d’une « humiliation antisémite publique ». L’un d’eux a expliqué sur X qu’ils ont notamment été insultés de « colons » et de « fascistes », et qu’ils ont dû être exfiltrés.

« Hier, mon camarade Lorenzo et moi étions conviés pour participer à une table-ronde à l’Université de Lille. Nous sommes sortis escortés par la sécurité après avoir subi une humiliation antisémite publique », a écrit Raphaël Assouline, l’un des deux étudiants, sur X.

Ils étaient ainsi « invités pour participer à cette table-ronde, pour un dialogue sain et l’articulation des initiatives de chaque intervenants pour converger nos luttes ».

« Nous étions là pour dénoncer les diabolisations politiques des mouvements de soutien au peuple palestinien dans le monde universitaire. Là pour alerter sur l’antisémitisme qui peut émaner de certains slogans de ces manifestations de soutien. Mais nous n’avons pas pu nous exprimer hier. Une militante de l’association Libre Palestine a commencé sa prise de parole en diffamant Golem, expliquant que nous étions des soutiens de Netanyahu, des sionistes donc des colons, des soutiens du génocide, nous disant qu’hier n’était pas le bon jour pour parler d’antisémitisme et que ça participait de la silenciation du mouvement de solidarité à la Palestine », a-t-il notamment écrit.

Il a expliqué que plusieurs militants d’autres associations – outre Libre Palestine, Tsedek, UJFP et AFPS – les avaient publiquement « pointé(s) » lors de cette table ronde comme « comme responsable direct des malheurs du peuple palestinien », faisant ainsi un « amalgame antisémite ». Il a décrit les « hurlements spontanés de plusieurs étudiants de l’amphi » et les insultes de « colons, de fascistes, de génocidaires », repris par une partie de l’amphithéâtre.

Les deux étudiants ont finalement été exfiltrés. « Ces différentes séquences d’humiliations nous ont fortement affectés personnellement et constituent un lynchage antisémite public orchestré et organisé en amont », a déploré Raphaël Assouline, évoquant une « silenciation de voix juives dans le milieu universitaire (…) insupportable ».

« Nous continuerons d’avoir une parole révoltée et engagée sur la guerre en cours à Gaza, radicalement critique du gouvernement fasciste de Netanyahu » tout en perpétuant « la mémoire des victimes israéliennes civiles du 7 octobre », a ajouté Raphaël Assouline.

Dans un communiqué, la direction de l’Université de Lille a dit « regretter profondément que la tenue de cette table ronde ait été rendue impossible à la suite de la première intervention particulièrement contestable de la représentante de l’association étudiante Libre Palestine ».

« L’Université de Lille a condamné les menaces et les injures tenues à l’égard de représentants de Libre Palestine, lors de l’annulation d’une conférence le 18 avril dernier. Elle condamne tout aussi fermement les expressions publiques haineuses intervenues le 21 mai, notamment à l’égard des deux représentants du collectif Golem », poursuit le communiqué.

L’université a ainsi expliqué ne pas exclure d’engager des poursuites : « La présidence de l’Université de Lille fera usage, après analyse juridique, des moyens dont elle dispose pour qualifier les propos et, le cas échéant, poursuivre tout acte répréhensible qui aurait été commis lors de cet événement. »

De son côté, le collectif Golem a apporté sur X son « plein soutien » à ses deux membres, « victimes d’antisémitisme et d’une humiliation publique violente ».

L’Union des étudiants juifs de France a également exprimé son soutien.

Golem propose deux conférences sur l’histoire de l’antisémitisme les 3 et 17 juin, à 20h30, en visio (inscription ici).

L’attaque barbare sans précédent du Hamas en Israël le 7 octobre et la réponse israélienne à Gaza ont provoqué d’importantes tensions sur les campus universitaires à travers le monde, où le conflit y est un sujet qui peut susciter de très vives tensions.

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