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Valérie Pécresse : il n’y a pas eu de « crimes contre l’Humanité » en Algérie

"Crimes contre l'humanité, c'est ce qu'on reproche aux nazis et à Hitler", a déclaré la candidate à la présidentielle en réaction aux propos d'Emmanuel Macron en Algérie

Valérie Pecresse au siège du parti conservateur Les Républicains après avoir été élue candidate du parti à la présidentielle, le samedi 4 décembre 2021, à Paris. (Crédit : AP Photo/Rafael Yaghobzadeh)
Valérie Pecresse au siège du parti conservateur Les Républicains après avoir été élue candidate du parti à la présidentielle, le samedi 4 décembre 2021, à Paris. (Crédit : AP Photo/Rafael Yaghobzadeh)

La candidate LR à la présidentielle Valérie Pécresse a accusé lundi Emmanuel Macron d’avoir « un problème avec l’histoire de France » après la polémique sur le seul drapeau européen sous l’Arc de Triomphe pour marquer le début de la présidence française de l’Union européenne (UE).

« Je crois qu’Emmanuel Macron a un problème avec l’histoire de France, il est allé dire en Algérie que nous avions commis des crimes contre l’humanité, il est allé dans un média anglo-saxon dire qu’il voulait déconstruire l’histoire de France et aujourd’hui cette histoire de drapeau », a critiqué sur RTL la présidente de la région Ile-de-France.

« En Algérie, il y a eu effectivement des exactions, il y a eu des pages sombres de l’histoire de France qui ont été écrites mais crimes contre l’humanité, c’est ce qu’on reproche aux nazis et à Hitler, et je ne pense pas qu’on puisse parler de crimes contre l’humanité », a-t-elle poursuivi.

« Je ne crois pas qu’il faille déconstruire l’histoire de France, je pense que tous les pays ont besoin de mythes, tous les pays ont besoin d’être fiers de leurs héros », a-t-elle ajouté.

Le président français Emmanuel Macron prononce un discours lors d’une conférence de presse sur la France prenant la présidence de l’UE, à Paris, le 9 décembre 2021. (Crédit: Ludovic MARIN / POOL / AFP)

Mme Pécresse n’a pas repris à son compte les termes de son soutien et ancien adversaire dans les primaires de la droite, Eric Ciotti, qui a qualifié dimanche Emmanuel Macron de « président déraciné » qui « n’aime pas la France ».

« Éric Ciotti a ressenti cela comme ça et s’il l’a ressenti comme ça, eh bien il l’a dit avec ses mots », a-t-elle expliqué.

Pour Mme Pécresse, « il y a trois positions : il y a ceux qui ne mettent que le drapeau européen; il y a ceux qui ne veulent que le drapeau français; moi ce que j’aurais aimé, c’est qu’on affiche à côté du drapeau européen le drapeau français, parce que je suis patriote et européenne ».

« Je suis convaincue qu’aujourd’hui, le duel c’est Emmanuel Macron ou moi, parce que, aujourd’hui, la question c’est qui pour gouverner la France et je pense que je suis plus réformatrice qu’Emmanuel Macron et je pense que j’ai beaucoup plus d’autorité que Marine Le Pen », a-t-elle aussi estimé.

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