Vandalisme dans un village palestinien, attaque présumée du « Prix à payer »
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Vandalisme dans un village palestinien, attaque présumée du « Prix à payer »

Des résidents israéliens d'implantations sont accusés par les médias palestiniens de briser des pare-brise, de diffuser des messages contre la présence arabe en Terre Sainte

Illustration : Une voiture avec le slogan "Prix à payer" à la suite d'un crime haineux présumé à Jérusalem, le 9 mai 2017. (Porte-parole de la police israélienne)
Illustration : Une voiture avec le slogan "Prix à payer" à la suite d'un crime haineux présumé à Jérusalem, le 9 mai 2017. (Porte-parole de la police israélienne)

Plusieurs voitures ont été vandalisées dans un village palestinien de Cisjordanie au début de la journée de mercredi et peintes de graffitis en hébreu lors d’une attaque dont les Palestiniens ont accusé les résidents israéliens d’implantations.

Des photos de voitures avec des pare-brise brisés et des pneus crevés dans le village de Fara’ata, près de Naplouse, ont été publiées dans les médias palestiniens.

La police a confirmé les rapports, ajoutant qu’elle a ouvert une enquête et que « les forces de police et les forces armées sont arrivées sur les lieux et ont commencé à réunir des preuves ».

Des messages tels que « Stop aux détentions administratives » et « Prix à payer » ont été inscrits sur les véhicules et les bâtiments.

Beaucoup de ce que l’on appelle les « Jeunes des Collines » ont lancé une campagne contre la pratique de la détention administrative contre les personnes soupçonnées d’avoir commis des attaques contre des Palestiniens et des non-Juifs en Cisjordanie.

La détention administrative est également largement utilisée contre les Palestiniens et a été critiquée par de nombreux groupes de défense des droits puisqu’elle permet à Israël de retenir des détenus pendant de longues périodes, sans procès, sans avoir la possibilité de consulter un avocat ou même de savoir de quoi ils sont accusés.

« Prix à payer » fait référence au vandalisme et autres crimes haineux perpétrés par des juifs ultra-nationalistes, prétendument en représailles à la violence palestinienne ou aux politiques gouvernementales perçues comme hostiles au mouvement des implantations. Les mosquées, les églises, les groupes israéliens pacifistes et même les bases militaires israéliennes ont été la cible de vandales nationalistes ces dernières années.

Ces actes ont été condamnés par les dirigeants israéliens de toutes tendances politiques.

D’autres messages trouvés à Fara’ata disaient « Dieu est le roi » et « Il n’y a pas de place dans la terre d’Israël pour les étrangers et les ennemis de Dieu ». D’autres voitures avaient la lettre X peinte à la bombe.

Yesh Din, un groupe de défense des droits de l’homme qui critique fréquemment le gouvernement israélien, a déclaré mercredi sur Twitter qu’il avait récemment enregistré une « série d’attaques ‘Prix à payer’, des violences et de dégâts matériels dans les villages palestiniens et à Jérusalem-Est ».

« Ces actions visent à susciter la peur parmi les habitants, mais à notre connaissance, aucun suspect n’a été arrêté à quelque occasion que ce soit », a-t-il ajouté. « Cela prouve que les forces de l’ordre n’accordent pas beaucoup d’importance à ces attaques violentes. »

En février, des graffitis racistes anti-arabes ont été gravés sur les véhicules dans le village de Jit, en Cisjordanie, et des pneus ont été crevés sur certains véhicules, a indiqué la police à l’époque. Parmi les slogans hébreux trouvés se trouvaient « Mort aux Arabes » et « Transfert maintenant », une référence à la notion d’extrême droite d’expulser tous les Palestiniens vers des pays étrangers.

C’était le deuxième incident de ce genre signalé en deux jours, après que plusieurs voitures ont été vandalisées de la même façon dans le quartier de Silwan, à Jérusalem-Est, plus tôt cette semaine-là.

En janvier, une voiture a été incendiée à Jérusalem-Est et des graffitis « Mort aux Arabes » ont été trouvés à proximité.

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