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Washington dénonce le rapprochement du Hamas avec le régime syrien

"L'ouverture du régime du président Assad à cette organisation terroriste ne fait pour nous que renforcer l'isolement" de ce dernier, a déclaré Ned Price

Le représentant principal du Hamas au Liban, Osama Hamdan, à gauche, le chef des relations arabes du Hamas, Khalil al-Hayya, au centre, et le secrétaire général du Front populaire de libération de la Palestine, Talal Naji, arrivant pour une conférence de presse lors d'une visite à Damas, le 19 octobre 2022. (Crédit : Louai Beshara/AFP)
Le représentant principal du Hamas au Liban, Osama Hamdan, à gauche, le chef des relations arabes du Hamas, Khalil al-Hayya, au centre, et le secrétaire général du Front populaire de libération de la Palestine, Talal Naji, arrivant pour une conférence de presse lors d'une visite à Damas, le 19 octobre 2022. (Crédit : Louai Beshara/AFP)

Les États-Unis ont dénoncé toute normalisation des relations avec le régime syrien de Bashar el-Assad, insistant sur le fait que le récent rétablissement des liens avec le groupe terroriste palestinien du Hamas illustrait son isolement diplomatique.

Le président Assad, qui renoue progressivement le contact avec les pays arabes après 11 ans d’une guerre qu’il a largement remportée, a accueilli mercredi une délégation du Hamas à Damas.

« L’ouverture du régime du président Assad à cette organisation terroriste ne fait pour nous que renforcer l’isolement » de ce dernier, a déclaré Ned Price, porte-parole du département d’Etat américain.

« Cela va à l’encontre des intérêts des Palestiniens et sape les efforts internationaux de lutte contre le terrorisme, dans la région et au-delà », a-t-il ajouté devant la presse.

« Nous continuerons à rejeter tout soutien visant à réhabiliter le régime d’Assad », a-t-il insisté.

Le président syrien Bashar el-Assad, à gauche, s’entretenant avec Mansour ben Zayed Al Nahyan, vice-Premier ministre et ministre des Affaires présidentielles des Émirats arabes unis, à Dubaï, aux Émirats arabes unis, le 18 mars 2022. (Crédit : La présidence syrienne via AP)

Le Hamas, qui contrôle l’enclave palestinienne de Gaza, était un proche allié d’Assad avant que la relation ne se détériore après le début de la guerre en Syrie en 2011, le mouvement palestinien critiquant la répression des manifestations pro-démocratie.

Ce retour à des liens privilégiés intervient alors que le Hamas se rapproche également, avec l’aide de l’Iran, du Hezbollah libanais, un autre soutient du régime de Damas.

Bashar el-Assad s’était rendu en mars aux Emirats arabes unis, une première visite dans un pays arabe depuis le début de la guerre symbole d’une normalisation dénoncée par Washington.

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