Xavier Bertrand propose de retirer des écoles les jeunes radicalisés et antisémites
"Il faut aller débusquer ceux qui mettent ces idées dans la tête des jeunes, aller chercher la responsabilité parentale", a aussi expliqué le responsable LR
Invité ce dimanche de France Inter, Xavier Bertrand, président Les Républicains de la région Haut-de-France, a expliqué qu’il fallait que les jeunes qui commettent des actes antisémites soient sortis de l’école et accueillis dans des centres éducatifs et d’insertion.
« Il faut aller débusquer ceux qui mettent ces idées dans la tête des jeunes, aller chercher la responsabilité parentale », a-t-il aussi expliqué. Il répondait là à une question sur les chants antisémites entendus dans le métro parisien la semaine dernière.
« Vous ne venez pas au monde antisémite, vous le devenez », a-t-il ajouté.
Selon lui, ces jeunes qui commettent des actes antisémites, ou bien ceux qui n’ont pas respecté l’hommage après l’attentat d’Arras, « n’ont plus leur place à l’école de la République, tant qu’ils ont ces idées-là ».
.@xavierbertrand : sur les actes antisémites, "On n'a pas le droit de s'habituer à ces comportements. Il faut que la justice passe et s'ils sont mineurs, qu'elle passe sur les parents" #QuestionsPol pic.twitter.com/I43FPQ4Wmm
— France Inter (@franceinter) November 5, 2023
Le responsable politique voudrait ainsi les sortir des écoles : « On parle de 1 000 jeunes radicalisés », qui pourraient être accueillis dans d’autres structures, comme les « Epide [Établissement pour l’insertion dans l’emploi], ce sont des centres d’insertion où il y a un encadrement militaire ». Ces jeunes pourraient ainsi « faire l’objet d’un suivi à part dans ces établissements ». Une autre solution serait « les centres éducatifs fermés, mais qui ne portent pas suffisamment de places ».
Depuis la première guerre du Golfe, les conflits orientaux s’invitent régulièrement en classe. Les établissements ont ainsi pu constater une multiplication des contestations de la parole du professeur, une hausse des propos haineux et une importation du conflit israélo-palestinien.
« Je leur parle de Shoah, ils me répondent Palestine », a résumé un professeur au magazine Marianne.
Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a affirmé dimanche que les actes antisémites avaient « explosé » en France depuis le 7 octobre, avec 1 040 actes recensés, soit plus que sur « toute l’année écoulée ». La sécurité a été renforcée autour des lieux de culte et établissements scolaires juifs.