Yaalon : Nul besoin d’invasion de la Cisjordanie, ni d’éliminations ciblées
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Yaalon : Nul besoin d’invasion de la Cisjordanie, ni d’éliminations ciblées

Répondant aux critiques sur l'actuelle vague de terreur, le ministre de la Défense a rejeté les demandes d'incursions terrestres dans les villes palestiniennes

Le ministre de la Défense Moshe Yaalon sur le plateau du Golan, dans le nord d'Israël, le 30 juin 2015, regardant en direction de la Syrie (Photo: Eden Moladavski / Ministère de la Défense)
Le ministre de la Défense Moshe Yaalon sur le plateau du Golan, dans le nord d'Israël, le 30 juin 2015, regardant en direction de la Syrie (Photo: Eden Moladavski / Ministère de la Défense)

Le ministre de la Défense Moshe Yaalon a rejeté dimanche les demandes des politiciens pour une escalade dramatique dans les opérations de Tsahal en Cisjordanie afin de mettre fin à la vague d’attentats terroristes qui a tué au moins 20 Israéliens depuis deux mois.
 
L’ancien ministre des Affaires étrangères Avigdor Liberman, un critique de longue date de la politique du gouvernement à l’égard de la Cisjordanie et de Gaza, avait exigé une nouvelle politique de « victoire décisive », notamment des éliminations ciblées dans la bande de Gaza contre ceux qui incitent les Palestiniens à tuer des Israéliens, et des incursions terrestres dans les villes palestiniennes, similaires à celles qui ont mis fin à la Seconde Intifada avec l’Opération Rempart de 2002.

Yaalon, qui avait été chef d’état major pendant l’opération Rempart, a rejeté ces appels, les qualifiant de « slogans. »

« Depuis l’Opération Rempart, quand nous avons du entrer dans la zone A, » c’est-à-dire les parties de la Cisjordanie qui comprennent les villes palestiniennes, « nous n’avons pas hésité à le faire, » a-t-il déclaré dimanche matin à la radio publique.

Tsahal « rentre dans la zone A. Il n’y a donc pas besoin d’éliminations ciblées. S’il y a des informations sur un terroriste dans un endroit, nous entrons et l’arrêtons, même au cœur de la zone A, dans le camp de réfugiés de Jénine ou dans la Qasbah à Naplouse. Cette fois, on n’a pas besoin d’une autre Opération Rempart. J’adore ces slogans. Il n’y a pas besoin de divisions [afin d’envahir les villes palestiniennes]. Une unité d’infiltration entre, effectue l’arrestation et sort. Ces opérations ont lieu des dizaines de fois par jour ».

הראיון הבוקר ברשת ב'.

Posted by ‎משה (בוגי) יעלון – Moshe (Bogie) Ya'alon‎ on Sunday, 29 November 2015

Yaalon a appelé à la patience et la à résilience face à la vague de terreur actuelle.

« Je demande instamment aux gens d’être patients. Cela n’est pas un défi qui se résout d’un coup. Ces sortes de conflits exigent de la résilience, de la patience et bien-sûr de la détermination et de la créativité, et nous le faisons. »

Plus tôt dimanche, Liberman avait réitéré sa critique sur la radio publique, en critiquant ce qu’il a appelé « la politique de retenue et de défaite » du gouvernement.

« Il doit y avoir une politique de victoire décisive », a-t-il dit.

« Tout d’abord, tous ceux qui se félicitent de l’assassinat de Juifs et qui appellent à continuer d’assassiner des Juifs doivent être une cible légitime d’éliminations ciblées dans la bande de Gaza. Toute personne qui appelle à l’assassinat de Juifs, et agit en ce sens – ce ne sont pas des menaces théoriques, ils donnent des ordres – doit être une cible légitime ».

Yaalon avait averti vendredi que les attaques terroristes ne s’arrêteraient probablement pas prochainement.

« Cette vague va nous accompagner dans les prochains jours, les prochaines semaines, et peut-être plus que cela, » avait dit Yaalon selon la radio militaire.

Parlant devant l’Union des industriels lors d’une conférence à Eilat, le ministre de la Défense avait déclaré, « Nous ne savons pas si la terreur se terminera bientôt, ou quand elle se terminera. Il nous faut donc nous préparer à toute éventualité ».

Il n’est pas sûr que efforts d’Israël pour endiguer la violence vont marcher et ils pourraient en fait avoir l’effet contraire à court terme, a-t-il averti. « Nous ne pouvons pas promettre que les choses vont se calmer. Elles risquent de dégénérer. »

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