Yaalon, se présentant seul aux élections, épingle ses anciens alliés
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Yaalon, se présentant seul aux élections, épingle ses anciens alliés

L'ancien ministre de la Défense pourrait ne pas franchir le seuil électoral après avoir brisé son alliance avec Yair Lapid

Shalom Yerushalmi est analyste politique pour Zman Israël, le site en hébreu du Times of Israël sur l'actualité israélienne.

Moshe Yaalon, membre du parti Kakhol lavan, lors d'une visite au point d'observation de Vered Yeriho, dans le désert de Judée, le 21 janvier 2020. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Moshe Yaalon, membre du parti Kakhol lavan, lors d'une visite au point d'observation de Vered Yeriho, dans le désert de Judée, le 21 janvier 2020. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

L’ex-ministre de la Défense Moshe Yaalon a indiqué, vendredi, qu’il prévoyait de se présenter seul lors du prochain scrutin du mois de mars, malgré ses scores médiocres dans de récents sondages.

Au cours d’un entretien accordé à Zman Yisrael, le site en hébreu du Times of Israel, Yaalon a vivement critiqué ses anciens partenaires d’alliance.

« [Le ministre de la Défense Benny] Gantz a entraîné des dégâts majeurs en Israël. Il a entraîné la défiance du public, qui ne fait plus confiance aux politiciens. Il rend l’environnement toxique. Il doit démissionner », a affirmé Yaalon.

Gantz a ainsi été critiqué par son ancien allié pour avoir rompu sa promesse de campagne de ne jamais rejoindre un gouvernement placé sous l’autorité de Benjamin Netanyahu en intégrant une coalition dirigée par le Premier ministre au mois d’avril 2020. Yaalon avait alors quitté Kakhol lavan, le parti de Gantz, accompagné par Yair Lapid et sa faction Yesh Atid.

Le président de Kakhol lavan, Benny Gantz, avec Yair Lapid, Moshe Ya’alon et Gabi Ashkenazi, à la soirée post-élections à Tel Aviv, le 18 septembre 2019. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

La semaine dernière, Yaalon et Lapid ont déclaré être dans l’incapacité de trouver un accord sur les termes d’un accord permettant de maintenir leur partenariat, et qu’ils se présenteraient séparément au cours des prochaines élections.

« Je l’ai dit à Lapid, essayons quelque chose d’autre », a dit Yaalon. « Vous avez toutes les qualités pour devenir Premier ministre mais le public ne vous fait pas confiance. Cela n’a pas fonctionné alors je me présente seul. »

La semaine dernière, deux députés qui s’étaient alignés sur la formation Kakhol lavan ont fait savoir qu’ils rejoindraient la nouvelle formation de Saar, Tikva Hadasha, au cours du prochain scrutin, affirmant que Netanyahu ne s’intéressait qu’à ses problèmes judiciaires personnels et qu’il devait être remplacé.

Yaalon a ajouté que « Saar a pris avec lui Yoaz Hendel et Zvi Hauser. Ils m’ont trahi, ainsi que les électeurs. Est-ce cela, l’alternative à Netanyahu ? Je n’ai confiance en aucun d’entre eux ».

La faction de droite religieuse Yamina, dirigée par Bennett, ne rejoindra pas Tikva Hadasha sur une liste conjointe lors du scrutin à la Knesset. S’exprimant devant les caméras de la Treizième chaîne, mercredi, Bennett a expliqué que Saar s’était engagé dans le camp anti-Netanyahu en promettant qu’il ne rejoindrait jamais une coalition placée sous l’autorité du Premier ministre. Bennett, pour sa part, n’a pas exclu servir au sein d’un gouvernement avec Netanyahu.

Le leader de Yamina Naftali Bennett lors d’une manifestation contre l’intention de l’État de clore le projet Hilla, aux abords de la Knesset, le 12 août 2020. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Yaalon, dans son interview de vendredi, a déclaré que Bennett était responsable « pas moins que les autres » de l’échec de la prise en charge de la crise du coronavirus en Israël en raison de ses décisions prises au début de la pandémie, quand il était ministre de la Défense.

Bennett siège dans l’opposition et est en tête dans les sondages, tout en critiquant le gouvernement pour ses failles dans la gestion de la COVID-19.

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