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Yémen : L’envoyé spécial de l’ONU appelle les belligérants à respecter la trêve

Au Yémen, les insurgés, proches de l'Iran, s'opposent depuis 2014 aux forces gouvernementales, appuyées depuis 2015 par une coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite

L'envoyé spécial de l'ONU pour le Yémen, Hans Grundberg lors d'une conférence de presse à l'aéroport international de Sanaa, le 13 avril 2022. (Crédit :  by MOHAMMED HUWAIS / AFP)
L'envoyé spécial de l'ONU pour le Yémen, Hans Grundberg lors d'une conférence de presse à l'aéroport international de Sanaa, le 13 avril 2022. (Crédit : by MOHAMMED HUWAIS / AFP)

L’émissaire de l’ONU, Hans Grundberg, a appelé mercredi les belligérants au Yémen à respecter la trêve, en vigueur depuis une dizaine de jours, pour offrir un répit au pays ravagé par plus de sept ans de guerre.

« Nous constatons que la trêve tient globalement jusque-là, mais il faut être conscient des défis », a déclaré Hans Grundberg, avant son départ de la capitale, contrôlée par les rebelles Houthis.

Les insurgés, proches de l’Iran, s’opposent depuis 2014 aux forces gouvernementales, appuyées depuis 2015 par une coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite.

Arraché par l’ONU, un cessez-le-feu de deux mois est entré en vigueur le premier jour du ramadan, le 2 avril, offrant une lueur d’espoir à une population confrontée à l’une des pires crises humanitaires au monde.

Rebelles et forces loyalistes s’accusent mutuellement de violations de la trêve, mais les violences ont considérablement baissé.

« Nous comptons sur l’engagement et le sérieux des parties pour faire respecter la trêve », a affirmé Hans Grundberg, en indiquant avoir évoqué avec ses interlocuteurs la nécessité de « capitaliser sur cette trêve » pour créer un « environnement propice à un processus politique mettant fin du conflit ».

L’émissaire de l’ONU a rencontré plusieurs hauts responsables des rebelles Houthis durant sa visite, la première à Sanaa depuis sa prise de fonction en septembre.

La trêve prévoit notamment l’arrêt de toutes les opérations militaires ainsi que la réouverture partielle et contrôlée de l’aéroport de Sanaa.

La coalition saoudienne contrôle tout l’espace aérien et maritime du Yémen, y compris dans les zones aux mains des rebelles, qui dénoncent un « blocus ».

Selon l’ONU, le conflit a causé la mort de près de 380 000 personnes, dont une majorité de décès indirects liés à la faim, aux maladies et au manque d’eau potable, tandis que des millions d’autres ont été déplacées.

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