Yildirim : La victoire israélienne à l’Eurovision est un complot impérialiste
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"Israël ne sait que tuer, ne sait pas comment chanter"

Yildirim : La victoire israélienne à l’Eurovision est un complot impérialiste

La chanson israélienne n'était "pas bonne" et le concours a été truqué de manière à ce qu'il se tienne à Jérusalem pour créer la discorde, a affirmé le Premier ministre turc

Binali Yildirim à Ankara le 31 octobre 2017. (Crédit : AFP/Adem Altan)
Binali Yildirim à Ankara le 31 octobre 2017. (Crédit : AFP/Adem Altan)

Le Premier ministre turc Binali Yildirim a déclaré vendredi que la victoire israélienne lors du concours de l’Eurovision 2018 était une escroquerie, disant qu’Israël « ne sait que tuer, ne sait pas comment chanter ».

Au cours d’un entretien avec une chaîne de télévision turque, Yildirim a indiqué que « Toy », la chanson de Netta Barzilai, qui a apporté la victoire à la jeune chanteuse, n’était « pas bonne » et il a clamé que le système de vote avait été truqué par les « impérialistes » afin de garantir que le concours ait lieu l’année prochaine à Jérusalem avec pour objectif de « semer la discorde entre les religions » dans la région.

« On a laissé gagner Israël même si le pays n’a pas récolté suffisamment de points de manière à ce qu’il puisse accueillir le concours l’année prochaine », a-t-il dit.

Selon les règles de la compétition annuelle, le pays qui remporte la victoire accueille l’événement l’année suivante.

Le ministre israélien de l’Energie Yuval Steinitz a déclaré que ces propos « ne méritent pas de réponse » et il a noté que l’Etat juif a remporté l’Eurovision à quatre reprises « avec des chansons merveilleuses ».

La gagnante israélienne du concours de l’Eurovision 2018, Netta Barzilai. (Capture d’écran Twitter)

Yildirim a personnellement attaqué Barzilai, estimant que « la chanteuse israélienne n’était pas bonne. Elle ne peut pas chanter ».

La Turquie n’a pas participé à l’Eurovision depuis 2013.

Le mois dernier, les organisateurs de l’événement ont indiqué que les informations portant sur des tensions politiques concernant l’accueil du concours l’année prochaine par Israël n’étaient que des « spéculations ».

L’Etat juif a accueilli l’Eurovision à deux reprises à Jérusalem dans le passé, une ville que la majorité des pays ne reconnaissent pas comme capitale de l’Etat juif.

La semaine dernière, il a été annoncé que le gouvernement n’interviendrait pas dans la détermination du lieu qui accueillera le concours l’année prochaine, dans un contexte de craintes que des ministres puissent torpiller les chances israéliennes d’accueillir l’événement en insistant pour qu’il se déroule à Jérusalem.

C’est le diffuseur public israélien Kan public qui a pour mission d’organiser l’édition 2019 de l’Eurovision mais des politiciens ont demandé de manière répétée à ce qu’elle se tienne dans la capitale malgré des informations laissant entendre que certains pays ou artistes puissent rechigner à participer, face à cette politisation de l’événement.

Cette décision de recul gouvernemental a été prise lors d’une réunion par téléphone vendredi entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le ministre des Finances Moshe Kahlon, le ministre des Communications Ayoub Kara et le procureur-général Avichai Mandelblit, a fait savoir la Vingtième chaîne dimanche.

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