Yisrael Katz veut une coalition armée si l’Iran enrichit à des fins militaires
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Yisrael Katz veut une coalition armée si l’Iran enrichit à des fins militaires

Alors que Téhéran a prévenu qu'il pourrait "reprendre l'enrichissement d'uranium à un niveau militaire", cette "menace (...) témoigne de la panique totale" des dirigeants iraniens"

Yisrael Katz, ministre des Transports, pendant une conférence de presse dans son ministère, à Jérusalem, le 14 mars 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Yisrael Katz, ministre des Transports, pendant une conférence de presse dans son ministère, à Jérusalem, le 14 mars 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Un ministre israélien a appelé mardi à la formation d’une coalition militaire contre l’Iran si celui-ci se désengage de l’accord international sur ses activités nucléaires et se mettait à enrichir l’uranium à des fins militaires.

Dans cette dernière hypothèse, « il faudrait une prise de position de la part du président des Etats-Unis et de toute la coalition occidentale -les (pays) Arabes et Israël seraient sûrement de la partie- signifiant de manière claire que, si les Iraniens reprennent (l’enrichissement à un niveau militaire), une coalition militaire sera formée contre eux », a dit Yisrael Katz.

Ce ministre s’exprimait sur la radio publique sur fond de profondes incertitudes après l’annonce par les Etats-Unis de leur retrait de l’accord conclu en 2015 par les grandes puissances avec l’Iran, censé tenir ce dernier éloigné de l’arme nucléaire.

Les Européens, la Chine et la Russie, autres signataires de l’accord, veulent le sauvegarder. Pour l’instant, l’Iran reste dans l’accord, mais il a prévenu qu’il relancerait son programme d’enrichissement à « l’échelle industrielle » si l’accord périclitait.

L’Iran a constamment proclamé que ses activités nucléaires étaient civiles. Selon le degré, l’enrichissement peut servir à des fins civiles ou militaires.

Alors que Téhéran a prévenu qu’il pourrait « reprendre l’enrichissement d’uranium à un niveau militaire », cette « menace (…) témoigne de la panique totale à laquelle sont en proie les dirigeants iraniens », a encore jugé M. Katz.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est l’un des plus ardents détracteurs de l’accord de 2015, qui ouvre la voie selon lui à un Iran doté de l’arme nucléaire.

Israël se voit comme une cible désignée dans une telle éventualité. Le Guide suprême iranien Ali Khamenei a tweeté dimanche qu’Israël était « une tumeur cancéreuse » au Moyen-Orient, qui devait « être éradiquée ».

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