L’Iran sera en mesure de garder l’ensemble de ses sites nucléaires tandis que les puissances mondiales lèveront les sanctions paralysantes imposées sur le pays en vertu d’un pacte, qui marque un tournant décisif, a annoncé mardi un site d’informations iranien alors que les détails de l’accord ont commencé à émerger.

Dans le même temps, le chef du gendarme nucléaire de l’ONU a déclaré qu’il avait signé une « feuille de route » avec l’Iran pour enquêter sur les efforts présumés de l’Iran pour développer des armes nucléaires, un élément clé d’un accord global.

Le dirigeant de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano, a annoncé qu’il souhaitait publier un rapport sur l’enquête de l’organisme de surveillance avant le 15 décembre.

L’accord devrait freiner fortement le programme nucléaire de l’Iran et imposer des inspections strictes de l’ONU afin de rendre toute tentative de fabriquer des armes nucléaires tout simplement impossible et facilement détectable.

Mais les informations provenant de sites d’informations iraniens – non-étayées jusqu’à présent – ont brossé un tableau de grandes concessions concernant le programme nucléaire du pays.

Les articles ont probablement pour but de montrer la position la plus favorable possible pour l’Iran, où il y a des craintes que des partisans de la ligne dure pourraient tenter de faire couler l’accord.

Selon Press TV, une agence de presse semi-officielle détenue par le régime iranien, le réacteur à eau lourde d’Arak restera intact et sera modernisé et équipé de la « technologie la plus récente », tandis que l’infrastructure nucléaire du pays et la recherche et le développement sur les centrifugeuses avancées continueront.

Le pays continuera « la recherche et le développement sur les centrifugeuses avancées » et sera autorisé à poursuivre l’enrichissement d’uranium, selon un tweet de Press TV.

La fermeture d’Arak avait jadis été considérée comme une exigence importante des puissances occidentales qui négocient l’accord. Au lieu de cela, selon un article iranien, Téhéran sera reconnu comme un producteur d’uranium enrichi et d’eau lourde sur les marchés mondiaux.

Des « milliards » de dollars de chiffre d’affaires bloqués de l’Iran seront dégelés et une interdiction empêchant les étudiants iraniens à l’étranger de faire des études dans les domaines liés au nucléaire sera entièrement supprimée, selon les articles iraniens.

Des articles ont aussi indiqué que l’embargo sur les armes en Iran serait partiellement levé, autorisant certaines importations et exportations de défense, qui sera progressivement supprimé dans cinq ans à venir. Le commerce de missiles serait interdit pendant huit ans.

Téhéran recevra « un accès facilité au commerce, à la technologie, à l’énergie, et dans les domaines financiers », et l’interdiction imposée sur la banque centrale du pays, le transport maritime, l’industrie pétrolière, et de nombreuses autres entreprises sera supprimée, selon Press TV.

Lorsque la mise en œuvre de l’accord commencera, les sanctions économiques et financières imposées par les Etats-Unis et l’UE seront levées, a affirmé la chaîne.

Un fonctionnaire de l’UE a déclaré que les sanctions pourraient être levées dès 2016.

Selon l’accord intérimaire datant de 2013, les puissances mondiales vont reconnaître le « programme nucléaire pacifique » de l’Iran et l’on proposera au pays de l’aide dans la construction de centrales nucléaires et des réacteurs de recherche.

AFP a contribué à cet article.