L’Autorité palestinienne (AP) a informé Israël jeudi qu’elle ne paierait plus l’électricité que l’Etat juif fournit à la bande de Gaza, alors que la crise du courant s’approfondit dans l’enclave dirigée par le Hamas.

L’annonce du refus de l’AP de payer l’électricité a été faite dans une déclaration du Coordinateur des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT).

Sami Abu Zuhri, porte-parole du Hamas, a affirmé que cette décision était « une escalade dangereuse, et un sommet de folie. »

« Nous mettons Israël en garde contre cette décision », a-t-il déclaré.

Sami Abu Zuhri, porte-parole du Hamas. (Crédit : YouTube/MEMRI)

Sami Abu Zuhri, porte-parole du Hamas. (Crédit : YouTube/MEMRI)

Cette mesure s’inscrit dans un ensemble récemment décidé par l’AP, qui veut forcer le Hamas à soit assumer toute la responsabilité du territoire qu’il gouverne, soit à céder le contrôle à l’AP.

Le jeu de pouvoir de l’AP intervient pendant une crise énergétique, après que le Hamas a refusé d’acheter à l’AP le carburant nécessaire à la seule centrale électrique de Gaza.

Actuellement, en raison de cette crise, les deux millions d’habitants de la bande de Gaza n’ont que quelques heures d’électricité par jour.

La Banque mondiale a annoncé jeudi que les coupures de courant avaient entraîné une « crise humanitaire » à Gaza, frappant les hôpitaux, les cliniques, l’approvisionnement en eau ainsi que d’autres services vitaux, en plus des besoins domestiques.

Un nouveau-né dans une couveuse en néonatalogie à l'hôpital Al-Shifa de Gaza Ville, le 23 avril 2017. (Crédit : Said Khatib/AFP)

Un nouveau-né dans une couveuse en néonatalogie à l’hôpital Al-Shifa de Gaza Ville, le 23 avril 2017. (Crédit : Said Khatib/AFP)