L’AP dit à Israël qu’elle ne paiera plus l’électricité de Gaza
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L’AP dit à Israël qu’elle ne paiera plus l’électricité de Gaza

Pour un porte-parole du Hamas, cette décision est “une escalade dangereuse et un sommet de folie” alors que la crise énergétique s’aggrave

Dov Lieber est le correspondant aux Affaires arabes du Times of Israël

Un Palestinien utilise une lampe à gaz pour travailler dans son restaurant qui n'a plus d'électricité, dans la bande de Gaza, le 17 novembre 2013. (Crédit : Emad Nassar/Flash90)
Un Palestinien utilise une lampe à gaz pour travailler dans son restaurant qui n'a plus d'électricité, dans la bande de Gaza, le 17 novembre 2013. (Crédit : Emad Nassar/Flash90)

L’Autorité palestinienne (AP) a informé Israël jeudi qu’elle ne paierait plus l’électricité que l’Etat juif fournit à la bande de Gaza, alors que la crise du courant s’approfondit dans l’enclave dirigée par le Hamas.

L’annonce du refus de l’AP de payer l’électricité a été faite dans une déclaration du Coordinateur des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT).

Sami Abu Zuhri, porte-parole du Hamas, a affirmé que cette décision était « une escalade dangereuse, et un sommet de folie. »

« Nous mettons Israël en garde contre cette décision », a-t-il déclaré.

Sami Abu Zuhri, porte-parole du Hamas. (Crédit : YouTube/MEMRI)
Sami Abu Zuhri, porte-parole du Hamas. (Crédit : YouTube/MEMRI)

Cette mesure s’inscrit dans un ensemble récemment décidé par l’AP, qui veut forcer le Hamas à soit assumer toute la responsabilité du territoire qu’il gouverne, soit à céder le contrôle à l’AP.

Le jeu de pouvoir de l’AP intervient pendant une crise énergétique, après que le Hamas a refusé d’acheter à l’AP le carburant nécessaire à la seule centrale électrique de Gaza.

Actuellement, en raison de cette crise, les deux millions d’habitants de la bande de Gaza n’ont que quelques heures d’électricité par jour.

La Banque mondiale a annoncé jeudi que les coupures de courant avaient entraîné une « crise humanitaire » à Gaza, frappant les hôpitaux, les cliniques, l’approvisionnement en eau ainsi que d’autres services vitaux, en plus des besoins domestiques.

Un nouveau-né dans une couveuse en néonatalogie à l'hôpital Al-Shifa de Gaza Ville, le 23 avril 2017. (Crédit : Said Khatib/AFP)
Un nouveau-né dans une couveuse en néonatalogie à l’hôpital Al-Shifa de Gaza Ville, le 23 avril 2017. (Crédit : Said Khatib/AFP)
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