Des millions d’euros transitent chaque année du ministère des Affaires étrangères français vers des associations que la France soutient en dehors de son territoire, explique le NGO Monitor, une organisation scrutant les subventions accordées aux organisations non-gouvernementales (ONG/NGO) actives en Israël et dans les Territoires palestiniens.

L’Agence française pour le développement (AFD) et le consulat général de France à Jérusalem répartissent cette manne entre diverses associations israéliennes, françaises et palestiniennes.

D’autres financements transitent via le Secours catholique, CCFD Terre Solidaire et le NGO Development Center à Ramallah, et des organisations françaises basées à Jérusalem, en Cisjordanie et à Gaza.

« De nombreuses ONG recevant directement ou indirectement des fonds français soutiennent des campagnes de boycott contre Israël, et/ou appelle à boycotter l’Etat », rapporte l’organisation basée à Jérusalem. Or, le boycott est interdit par la loi française.

Du côté israélien, l’ONG Breaking the silence, arrive en tête des subventions directes (64 054 shekels en 2016, contre 40 600 en 2015) et indirectes (même somme à quelques shekels près) via CCFD-Terre Solidaire.

En dehors du boycott, plusieurs associations problématiques sont subventionnées.

Parmi les 500 000 dollars alloués côté palestinien par la France, uniquement via le FSD de 2014 à 2016, 75 000 dollars ont atterri sur le compte du Comité de coordination de la lutte populaire palestinienne (PSCC), responsable de nombreuses manifestations violentes.

Une autre ONG, nommée Comet-ME construit des bâtiments sans permis dans la zone C. La liste de ces associations au comportement limite, établie par NGO-Monitor est longue, très longue, et les subventions conséquentes.