La délégation palestinienne qui tenait des discussions au Caire sur un éventuel cessez-le-feu à Gaza est tombée d’accord dimanche sur un ensemble de demandes, dont la fin du blocus de l’enclave palestinienne, et l’a transmis au médiateur égyptien, selon des responsables.

Les représentants palestiniens, dont des membres de l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas et du Hamas, mouvement terroriste qui contrôle la bande de Gaza, doivent rencontrer les médiateurs égyptiens dans la soirée dimanche.

Ces derniers transmettront ensuite les demandes formulées par les Palestiniens à Israël, qui a refusé d’envoyer une délégation au Caire après avoir fait porter au Hamas la responsabilité de l’échec d’un cessez-le-feu de 72h de vendredi.

La délégation palestinienne, qui est parvenue dans la journée à une position commune, s’est mise d’accord sur ses demandes dont : « un cessez-le-feu; le retrait des troupes israéliennes de Gaza, la fin du siège de Gaza et l’ouverture des points de passage », a déclaré Maher al-Taher, un responsable du Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP).

Parmi les demandes figurent également l’augmentation de la zone de pêche autorisée à 12 miles nautiques et la libération de prisonniers palestiniens, a-t-il ajouté.

Un responsable du Hamas a confirmé l’accord. « Ce sont les points principaux, mais ils doivent être discutés avec les Égyptiens. J’espère que les choses se passeront bien ».

La relation entre le Caire, médiateur habituel dans les conflits qui opposent le Hamas à Israël, et le Hamas s’est largement dégradée depuis l’éviction en juillet 2013 du président islamiste Mohamed Morsi. Sa confrérie des Frères musulmans, proche du Hamas, est désormais interdite en Egypte, tout comme le groupe islamiste palestinien du Hamas.

L’Egypte avait proposé un cessez-le-feu dès les premier jours du conflit, entamé le 8 juillet avec le lancement de l’opération israélienne « Bordure protectrice » pour mettre fin aux tirs de roquettes du Hamas.

Le Hamas avait rejeté la proposition égyptienne, affirmant qu’il n’avait pas été consulté et que le plan de garantissait pas la fin du blocus imposé à Gaza depuis 2006.